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Un véritable massacre à Aumont-Aubrac en Lozère !

 

Lorsqu'on habite dans une bourgade comme Aumont-Aubrac on a du mal à imaginer qu'il a pu s'y dérouler des faits comme ceux qui se sont produits le 28 septembre 2011 où le corps d'un résident, Jean-Philippe BOUSSUGE -En photo ci-dessus) sera retrouvé gisant dans une véritable mare de sang.

En cette fin septembre, sa compagne Sylvia devait le retrouver chez lui vers 22 heures à Aumont-Aubrac et, ne le trouvant pas, elle s'était décidée à rentrer chez lui où lui apparaîtront des images horribles d'une rare violence avec le corps de son compagnon qui lui donnera dans un premier temps le sentiment d'avoir attenté à ses jours à l'aide d'un couteau. Du moins avant qu'elle reprenne ses esprits et qu'elle soit sortie de là horrifiée. Sans doute avait-elle fait le lien avec un accident dont Jean-Philippe avait été la victime, qui l'avait diminué l'entraînant assez souvent dans les abimes de la dépression. Mais, pourtant son véhicule, une Audi n'était pas visible devant son domicile et cela l'amènera à faire appel à la gendarmerie pour qu'ils viennent constater par eux-mêmes ce qui avait pu se passer ce soir-là. Aurait-il été victime d'une agression ? Pour les enquêteurs, les premiers constats effectués permettront de penser qu'il avait pu y avoir une lutte de Jean-Philippe avec son ou ses agresseurs et qu'il avait reçu une dizaine de coups de couteau. Ils s'apercevront assez vite qu'il manquait sa voiture, un beau véhicule de luxe et son téléphone portable. Ils retrouveront cependant le véhicule un peu plus tard abandonné sur une route départementale à quelques kilomètres de son domicile d'Aumont-Aubrac. Ils ne constateront aucune trace d'effraction ni la présence de clés que le voleur avait dû emporter. La Brigade de Recherches de Nîmes prendra le relais soucieuse de comprendre ce qui avait pu se passer et de cerner qui était Jean-Philippe BOUSSUGE, un garçon apparemment sans histoires. Ils s'apercevront qu'il s'était rendu peu de temps avant son agression au casino de Chaudes-Aigues où il avait gagné une somme de 3.000 € que les enquêteurs ne retrouveront pas à son domicile. Quelqu'un en aurait-il voulu à son argent ?

Les nouveaux enquêteurs de la brigade en retournant au domicile de la victime mettront également la main sur un compromis de vente en interrogeant le micro-ordinateur de Jean-Philippe sur lequel apparaîtra le nom d'un certain Xavier demeurant à Mende qui était intéressé par le véhicule et qu'il avait convenu d'acquérir, selon les propos de son père. Un Xavier qui se présentera d'ailleurs lui-même à la gendarmerie et qui avait été aperçu à Aumont-Aubrac quelques instant avant l'agression. Seulement un ADN, celui de ce Xavier sera retrouvé à l'intérieur du véhicule qui incitera les gendarmes à le placer en garde-à-vue le 10 janvier 2012 avec sa compagne Marion. Au fil des auditions seront livrés des éléments, jamais les mêmes, qui vaudront aux intéressés d'être mis en examen. Même si Wavier niera avoir commis le meurtre en vue de récupérer les 3.000 €.

Le 17 septembre 2014 leur procès s'ouvrira devant les Assises de Mende et après en avoir délibéré les jurés condamneront Xavier à une peine de 25 ans de réclusion et sa complice Marion à une peine de 2 ans.  

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