"Plus rien ne sera jamais comme avant" dira t-elle avant de mourir !
L'histoire de Ludovic CHABE, ce pompier de Montreuil-sous-Bois découvrant sa femme Françoise en pyjama en train d'agoniser ce 26 février 2005 aux environs de 10 heures du matin à leur domicile d'Humbercourt s'inscrit dans une nouvelle affaire qui restera non résolue, si tant est qu'il y ait eu un meurtre et non une mort suicidaire s'expliquant autrement ! Mais comment expliquerait-on un suicide sans qu'il y ait eu de poutre apparente ou un quelconque support pour s'y pendre. Pourtant on dira aussi pour justifier le meurtre qu'elle aurait été surprise au saut du lit et battue avant de trouver la mort par étranglement avec le foulard retrouvé noué autour de son cou ! Car lors de l'autopsie on distinguera la présence de deux hématomes. Mais qui aurait pu vouloir tuer Françoise CHABE et aurait elle eu quelque chose à cacher, elle qui était de nature si discrète ? Il est vrai qu'elle avait changé de comportement trois semaines avant sa mort et qu'elle avait sombré dans une sorte de dépression.
C'est après une garde à vue éprouvante que Ludovic CHABE reconnaîtra avoir tué accidentellement son épouse au terme d'un jeu sexuel, des aveux qui le verront cependant se rétracter quelques semaines plus tard. Une affaire insensée difficile à expliquer avec, dans l'hypothèse de l'intervention d'un tiers meurtrier, une porte fermée que découvrira Ludovic à son arrivée sur les lieux et la présence d'un foulard noué autour du cou et le fait que Françoise avait mis dans ses oreilles des boules kiès. Il n'y aurait pas eu d'effraction ni de vol laissant supposer qu'une agression intéressée ait pu être commise. Les pompiers tenteront bien sûr de réanimer la jeune femme avant à 10h45 de la déclarer morte.
Son ADN ayant été retrouvée sur le foulard, Ludovic sera aussitôt inquiété par les enquêteurs. On lui reprochera d'avoir laissé son épouse sur le ventre sans la retourner et de ne pas lui avoir prodigué les gestes de premiers secours, lui qui était pompier. Ces derniers apprendront aussi que Ludovic venait d'avoir une relation extra-conjugale avec une collègue de travail. Et pour le faire avouer, ils iront très loin en le plaçant en garde à vue et en ayant également arrêté sa mère et sa soeur, ce qui peut expliquer ses aveux. Mis en examen il sera placé en détention à la Maison d'arrêt d'Amiens et c'est dans une lettre à ses parents que Ludovic reviendra sur ses aveux expliquant qu'il n'avait pas tué Françoise. Au mois de nov. 2005, ils apprendront néanmoins que, de son côté, Françoise entretenait une relation avec un collègue de travail avec lequel elle avait beaucoup échangé avant son décès. Un homme qui, cependant n'avait pas souhaité aller plus loin dans leur relation car son épouse attendait un enfant.
Le 7 juin 2013, Ludovic CHABE se défendant très mal sera jugé et condamné à 12 ans de détention. Mais il sera cependant acquitté aux Assises de Beauvais après avoir interjeté appel grâce à une erreur du légiste sur l'heure probable de la mort survenue, non à 10h00 mais à 9h30.

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