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Mitterrand et le faux attentat de l'Observatoire...

 

L'affaire avait fait grand bruit en octobre et novembre 1959 car ce pseudo attentat dont on avait cru François MITTERRAND victime n'était que le fruit d'une sordide manipulation ! Hélas pour l'ancien député et ministre privé de portefeuille après le retour au pouvoir du général de GAULLE en 1958, un de ses hommes de main, le dénommé Robert PESQUET parlera et finira par l'accuser !

Pour Robert PESQUET qui s'exprimera quelques jours après cet attentat du 15 octobre, François MITTERRAND aurait monté de toutes pièces l'attentat afin de gagner la faveur de l'opinion publique. Pour l'ancien ministre soucieux de se défendre, PESQUET lui aurait confié qu'il ferait partie des personnalités que l'extrême-droite chercherait à abattre. MITTERRAND ne le prendra pas au sérieux, mais PESQUET l'appellera ensuite plusieurs fois en maintenant ses dires. Tout en lui demandant de ne pas dévoiler ses sources. Les deux hommes se reverront le au Marignan, un café des Champs-Elysées. Le 15 octobre justement, au Sénat, PESQUET lui indiquera que cet attentat aura lieu rue Guynemer et que MITTERRAND aura la possibilité de se préserver en s'enfuyant par les jardins de l'Observatoire. Et, effectivement, vers minuit et demi, l'ancien ministre sera l'objet d'un tir provenant d'un pistolet mitrailleur et il n'aura d'autre solution que celle de s'enfuir par les jardins de l'Observatoire.

Après avoir remercié PESQUET le 19 octobre de l'avoir prévenu, MITTERRAND sera surpris deux jours plus tard par la teneur de l'entretien que celui-ci donnera au journal d'extrême droite Rivarol, et par des affirmations allant complètement à l'encontre du récit entendu jusqu'alors. En effet, PESQUET déclarera être l'auteur de ce qui était un faux attentat ! Un faux attentat manigancé par François MITTERRAND lui-même, et organisé dans le but de regagner les faveurs de l'opinion publique au détriment de l'ancien Président du Conseil Pierre MENDES-FRANCE. Cela étant, plusieurs éléments restent troubles dans cette affaire. Notamment le calme affiché par François MITTERRAND après ce pseudo attentat qui aurait visé un martyr de la République, et aussi le fait qu'il n'avait aucune égratignure ni boue sur ses vêtements après avoir, comme il l'a précisé, plongé dans une haie pour échapper aux tirs. Une affaire qui coûtera cher à l'ancien ministre et futur président de la République puisqu'il se verra menacé d'une demande d'immunité parlementaire. Il n'aura donc d'autre solution que de déposer plainte contre Robert PESQUET le 25 octobre 1959. Finalement, PESQUET changera plusieurs fois de version pour ces événements ce qui le mettra définitivement hors jeu. Sans pour autant que François MITTERRAND en sorte, lui, définitivement blanchi. Il est même vraisemblable qu'il en paiera le prix lors des élections présidentielles de 1965 face au général de GAULLE. 

Mais quand on examine attentivement le parcours politique de notre ancien président, on ne peut qu'être surpris par plusieurs éléments et par les mensonges ou contre-vérités qui auront jalonné son existence. S'il avait été un brillant élève, il avait toujours fait preuve de discrétion. Ce qui se confirme dans les différents propos et justifications qu'il donnera sur les événements subis. S'il s'était évadé en déc. 1941 du stalag où il avait été emprisonné, il dira par exemple ensuite avoir rejoint la Résistance, ce qui est faux puisqu'on le retrouvera dans l'administration pétainiste où il était devenu fonctionnaire au Commissariat et Reclassement des Prisonniers de Guerre. Ce qui lui vaudra du reste de recevoir cette francisque des mains de PETAIN qui fera tant jaser par la suite. Pour se dédouaner, il prétendra qu'il avait accepté cet emploi de fonctionnaire en guise de couverture de ses activités de résistant. Ce qui est certain c'est que ce passage dans l'administration pétainiste lui permettra de glaner quelques relations qui lui seront utiles par la suite. C'est sans doute à ce moment-là que se fortifieront ses relations avec le dénommé René BOUSQUET qui était également de son côté un fayot de la pire espèce !


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