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Marie-Michèle Calvez, tuée et brûlée dans sa voiture !

 

Ce soir là elle avait prévue de rejoindre son ami Michel à 20 heures, mais elle ne viendra pas à leur rendez-vous. Il est vraisemblable de penser que ce 22 septembre 1994, Marie-Michèle avait été agressée chez elle à la même heure, rue des Hortensias à Plonéour-Lanvern avant que son ou que ses tueurs ne placent son corps dans sa voiture et qu'il(s) y mette(nt) le feu après avoir éloigné le véhicule. Aurait elle été dérangée pendant qu'elle se faisait un brin de toilette avant de sortir ? Il n'y avait pas de désordre dans la maison et c'est un tube de dentifrice entamé laissé sur le buffet de la cuisine qui le laisse supposer. Le criminel aurait pu ensuite rentrer la Seat Ibiza de la jeune femme dans la cave et attendre la nuit noire pour ressortir. Il en aurait profité pour réunir quelques morceaux de bois, serviettes et torchons qui auront servi à nourrir le brasier. Et aussi pour trouver un complice. Une riveraine du site a effectivement entendu un moteur de Seat Ibiza - son fils en possède une -, s'arrêter non loin de chez elle, puis une deuxième voiture arriver. Quelques minutes plus tard, elle entendra distinctement deux voix masculines dire : « C'est bon comme ça, on y va ». Avant qu'un véhicule ne démarre en trombe.

Cette nuit-là, un petit groupe de marins rentraient chez eux par les petites routes du Finistère. Leur bateau de pêche ayant fait une avarie, il leur avait été impossible d’embarquer et, alors qu'ils étaient repartis se coucher ils avaient aperçu de la fumée. Près d’une ancienne conserverie, entre le Guilvinec et Penmarc'h, une voiture était en feu. Les gendarmes aussitôt alertés interviendront à 3h15. Le corps de son occupant(e) aperçu dans le coffre, sera difficilement identifiable, mais ce n'est que grâce à la plaque d'immatriculation de la voiture qui n'avait pas brûlé que l'on sera en mesure de connaître l'identité de l'occupante, une certaine Marie-Michèle CALVEZ, conseillère en assurance auprès des U.A.P. L'autopsie de ce qui restait du corps permettra de savoir que cette jeune femme était déjà morte au moment du départ du feu. Son compagnon, un médecin, et l'un de ses amis, Max, seront tout à tour placés en garde à vue chez les enquêteurs mais libérés faute de preuves les incriminant. Il faudra attendre 1996 pour qu'à la suite d'une visite opérée au domicile de Marie-Michèle, on trouve un jerrican d’essence et un tissu couvert de sang avec un ADN masculin. Des mégots ont été retrouvés dans un cendrier qui n'ont pas été analysés.

Ce sera l'une des plus sordides affaires criminelles du pays bigouden. Trente-deux ans plus tard, elle n'est pas achevée et le dossier vient d'être transmis au Cold Case de Nanterre. Mais à Plonéour-Lanvern, sa commune natale, personne n'a depuis oublié l'enfant du pays adorable et toujours souriante dont on a toujours autant de mal à comprendre l'agression. Sa soeur Catherine CALVEZ qui avait témoigné sur RTL décédera trente ans après ce drame sans avoir appris ce transfert au Cold Case qui redonne un peu d'espoir à tous ceux qui attendent comme elle qu'on trouve quels sont les assassins. Une association de bénévoles qui aide les familles confrontées à de tels drames est toujours joignable au mail suivant : temoignage@association-avane.fr 

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