Les règlements de compte de l'épuration à la Libération d'août 1944...
Cela aura été une période souvent ponctuée de règlements de compte qui, parfois, n'auront trouvé aucun fondement dans cette guerre qui était en train de s'achever. On aura pourtant parlé d'exécution brutale, celle de traîtres, qui avaient soit pactisé avec l'occupant nazi comme certaines femmes privées de mâles, soit trahi les leurs en dénonçant leurs activités. Voire encore en ayant pourchassé eux-mêmes les résistants et les Juifs comme le feront les Miliciens de DARNAND à partir de janvier 1943 dans le cadre d'une collaboration discutable avec des assassins nazis.
Ces miliciens feront partie dès sept. 1944 des premiers à subir une vengeance de ceux qu'ils avaient pourchassés. Ils seront traités avec une sévérité particulière. Des communautés entières seront brisées par les agissements et le comportement discutable de ceux qui avaient rallié Vichy et ses Pétainistes et les réconciliations ne seront pas souvent possibles ! Il est vrai que notre pays avait subi un traumatisme extrême et qu'il fallait donc faire justice ! Mais de quelle façon et sans faire le moindre distinguo ? Conscient de ce qui se passait, le général de GAULLE institua des juridictions spéciales : la Cour de Justice pour les faits graves et des chambres civiques pour les faits de moindre importance ! Mais, beaucoup continueront à se faire justice eux-mêmes. Durant les années qui suivront la fin de la guerre, trois cents mille dossiers seront ouverts mais la moitié seront conclus par un abandon de poursuites ! 791 condamnations à mort interviendront, surtout jusqu'en 1946. Il n'en reste pas moins que ceux qui avaient assumé bien des responsabilités comme DARNAND ou LAVAL voire l'animateur radio chargé de l'émission collabo "Je suis partout" seront passés par les armes.

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