25 oct. 1991... Disparue ce même jour à Imphy, son corps sera retrouvé deux jours plus tard !
Sans que l'on comprenne pourquoi elle aurait pu soudain disparaître sans donner de nouvelles d'elle comme ce sera le cas ce 25 octobre, ce qui n'était pas dans ses habitudes, son compagnon Alain de VITA, le père de leur enfant, une fillette de deux ans, n'osera pas envisager le pire, et pourtant !
Pourtant, le 27 octobre après qu'avec son beau-frère ils eurent ramené sa voiture, une Visa Citroën abandonnée et une paire de bottines appartenant à la jeune femme qui avaient été retrouvées à proximité, un pêcheur donnera l'alerte. Le corps de Marie-Claire BEGO sera effectivement retrouvé dénudé en bordure de la Loire dans un sale état. Que se serait-il donc passé pour que cette jeune femme de 38 ans, agent technique à la SNCF et qui était alors en formation d'infirmière, ait pu être violée et tuée de la sorte, en partie brûlée avec ses mains et ses pieds liés ? Face à un assassinat comme ils n'en n'avaient pas connu énormément, les enquêteurs de la Section de Recherches de Bourges se demanderont qui avait pu s'en prendre de la sorte à cette mère de famille ? Ils retrouveront à proximité de l'endroit où la voiture était stationnée les clés de contact de la voiture et un manteau de couleur bleu marine appartenant à la disparue qui avait été sali. Le portait-elle au moment de son enlèvement ? C'est possible. Les enquêteurs reprocheront à Alain de VITA de ne pas avoir laissé la voiture devant la gare de Béard et ils l'entendront en garde à vue. Le chauffeur du car qu'empruntait Marie-Claire attestera quant à lui avoir déposé la jeune femme à quelques centaines de mètres du parking de la gare avant qu'elle soit donc enlevée le 25 au soir, peut-être même assez facilement. Ce qui est certain c'est que l'auteur des faits devait connaître les lieux et qu'il savait pouvoir agir sans être dérangé ; il avait dû observer les habitudes de la jeune femme et il l'avait attendue. Avec près d'un gramme dans le sang on s'apercevra lors de l'autopsie réalisée que Marie-Claire avait bu mais sans que l'on sache néanmoins si elle avait été forcée de boire. Autre précision qu'apporteront les enquêteurs avec la disparition de la petite culotte de la victime qui semble indiquer que l'agresseur avait voulu garder un trophée ! Une recherche sera opérée sur les gens que côtoyait la victime. Aurait elle eu des ennemis ? Certes, avant d'être en couple, elle avait eu d'autres relations, mais ce n'était pas quelqu'un qui était volage. Même si elle avait avoué à une de ses amies "avoir dernièrement rencontré quelqu'un" et qu'elle lui dirait tout ! Marie-Claire aurait elle par ailleurs écarté de son chemin un prétendant qui aurait mal réagi ? Il est vrai qu'on lui avait prêté plusieurs aventures et que le couple qu'elle formait avec Alain de VITA ne la satisfaisait plus...
Une psychose gagnera vite la Nièvre après coup, les femmes étant inquiètes face à un tueur qui était toujours en liberté. Bernard POREAU, un jeune homme résidant à la résidence SNCF à proximité de la gare et employé à la station d'épuration sera assez vite considéré comme le suspect n°1 de l'affaire. D'autant qu'une fille de 14 ans l'avait accusé de l'avoir violée. Agé d’une vingtaine d’années et ayant avoué avoir de surcroît ressenti une certaine attirance pour Marie-Claire, il sera placé en garde à vue et avouera l’assassinat devant le juge d'instruction mais, quinze jours plus tard il se rétractera. Il sera libéré au terme de quelques mois d’incarcération, aucune preuve matérielle ne confirmant ses dires n'ayant pu être trouvée. Les enquêteurs devront donc repartir de zéro aucun autre suspect n'ayant été appréhendé. Du moins jusqu'à ce qu'un autre meurtre attire l'attention des policiers, celui d'une certaine Mathilde GIRARDEAU dont le corps sera retrouvé le 25 avril 1993 au bord lui aussi de la Loire. Approché le 1er mai 1993, un certain Didier FALCY avouera son meurtre dont les similitudes avec celui de Marie-Claire amèneront les enquêteurs à le suspecter également du premier. D'autant que son rapport aux femmes était assez particulier. Néanmoins, le 4 août 2000, le juge d'instruction décidera de façon inattendue de clôturer le dossier sans poursuivre FALCY pour l'affaire BEGO. En 2006, c'est un nouveau meurtre dans le Calvados dont la similitude du mode opératoire attirera l'attention des enquêteurs. un marginal, un certain Jean-Pierre reconnaîtra en effet avoir résidé en 1991 dans la Nièvre. Une nouvelle enquête sera confiée à une cellule spécialisée sans que l'on parvienne néanmoins à un résultat.
Mais pour quelle raison, trente-cinq ans après les faits, les enquêteurs n'ont-ils pas ordonné de nouveaux prélèvements ADN sur les vêtements de la victime et les quelques objets retrouvés près du corps (bidon d'essence et bottines) ? Les progrès enregistrés dans le domaine de la recherche criminelle pourraient effectivement permettre d'obtenir d'autres pistes de recherche que celles déjà exploitées ! Grâce à un appel lancé au cours de l'émission NON ELUCIDE, on pourra peut-être obtenir un jour de nouveaux indices ou témoignages !

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