19 oct. 1991... Deux gamines Ingrid et Muriel disparaissent à Elne près de Perpignan
L'affaire avait fait grand bruit car c'était l'une des premières affaires de pédophilie devenues aujourd'hui si courantes, affaires qui donnent même le sentiment d'être encouragées par un pouvoir déviant où les LGBT occupent trop souvent une place de choix !
Pendant dix jours la disparition près de Perpignan de deux cousines : Ingrid van der PORTAELE et Muriel SANCHEZ engendrera des recherches considérables jusqu'à ce que les enquêteurs apprennent qu'un pédophile notoire du nom de Christian VAN GELOVEN se trouvait dans la région et que les deux petites filles avaient probablement été enlevées. Sans toutefois que l'on parvienne à lier les deux faits. Du moins avant que l'on soit averti que l'homme, parti à Lourdes, avait tenté de se suicider après s'être confessé. Hospitalisé dans un centre psychiatrique dans l'est de la France, et tiré d'affaire il sera placé en garde-à-vue le 1er novembre 1991, les enquêteurs n'ayant pas réussi à connaître ce qui avait nécessité cette confession chez un ecclésiastique. Bien entendu VAN GELOVEN niera tout d'abord avoir enlevé les deux gamines avant d'être trahi par des preuves qui attestaient qu'il avait bien été présent à Elne au moment des faits et qu'il avait été aperçu par un témoin qui avait pu l'identifier. Après douze heures d'interrogatoire, il finira par craquer et par reconnaître qu'il avait enlevé et tué les deux petites filles. Il donnera tous les détails permettant de retrouver les corps d'Ingrid et Muriel sans toutefois avouer les avoir violées. D'abord en indiquant avoir jeté les habits des fillettes dans le lac du Salagou puis leurs corps au fond d'un ravin.
Les deux corps seront effectivement retrouvés. Il aura fallu dix-huit jours d'enquête avant de parvenir à confondre VAN GELOVEN qui sera ensuite incarcéré à Perpignan. Contrairement à ses affirmations, il sera démontré grâce aux autopsies réalisées qu'il avait bien violé les deux gamines en leur faisant même subir des actes insoutenables. Mais le pire de l'histoire sera d'apprendre que Christian VAN GELOVEN n'en n'était pas à son premier crime. A Orléans, en 1983, il avait commis d'autres agressions mais comme la fellation n'était pas alors considéré comme un délit, il ne sera pas lourdement condamné et après seulement quelques mois de prison et cinq ans de mise à l'épreuve il sera à nouveau libre. Ce qui peut apparaître comme affligeant est le constat qu'en fera un certain docteur MASSON, psychiatre de son état qui ne s'estimera pas responsable de l'avis de non dangerosité qu'il avait formulé en 1984 à l'égard de VAN GELOVEN. Pourtant l'homme n'en n'était pas à sa "première affaire sexuelle" puisqu'il lui sera également reproché d'avoir violé sa soeur adoptive Isabelle à l'adolescence alors que la petite n'avait que cinq ans. Les agressions dureront sept ans avant qu'Isabelle se décide à se plaindre aux siens allant même en 1984 à porter plainte contre ce frère incestueux mais sa plainte ne sera pas considérée comme recevable les faits étant prescrits. Scrupuleux à l'extrême, c'est donc au terme de la mise à l'épreuve de cinq ans que VAN GELOVEN remettra le couvert en se livrant à de nouvelles agressions sexuelles. Elles seront commises sur deux fillettes à Saint-Dizier qui ne seront là encore que faiblement sanctionnées puisqu'il n'écopera que d'une peine avec sursis et de 4.000 Francs d'amende. Sans doute faut-il y voir l'aide que lui procurera son épouse qui interdira même la publication d'un article après que la mère d'une victime se soit manifestée.
Le 21 Mars 1994 s'ouvrira le procès de VAN GELOVEN devant la Cour d'Assises de Perpignan. Ses avocats ayant reçu des menaces de mort, on prendra la décision de blinder la cage vitrée où il siégeait. On pouvait craindre que l'homme soit considéré comme irresponsable de ses actes et qu'il échappe donc à une condamnation mais ses avocats ne seront pas entendus. Sans qu'il éprouve le moindre regret ni la moindre empathie pour les parents des deux fillettes, VAN GELOVEN sera condamnée à la perpétuité avec une peine incompressible de trente ans. Il décédera d'un cancer le à la Centrale d'Ensisheim.

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