L'affaire du promoteur véreux Flactif assassiné au Grand Bornand avec toute sa famille
Le 12 avril 2003, au moment de la visite de Mario ORTOLANO, le fils de Graziella, ce dernier n'avait pas compris pour quelle raison sa mère et son beau-père étaient absents. Cette absence l'étonnera car il n'était pas dans les habitudes de sa mère de le laisser comme ça sans qu'il soit prévenu d'une quelconque et soudaine absence de ceux auxquels on rendait visite. Une absence qu'on mettra très vite sur le compte d'une fuite, le dernier projet immobilier de la famille FLACTIF étant sur le point de lasser beaucoup de mécontents ! D'autant que l'homme avait déjà été l'auteur dans le Nord d'un certain nombre de projets qui avaient mal tourné.
Il faudra attendre le 13 mai, un mois après leur possible disparition, pour que le 4X4 rouge de la famille FLACTIF soit retrouvé aux abords de l'aéroport de Genève en Suisse. Un véhicule dans lequel on trouvera d'ailleurs des traces de sang. Et après trois mois de recherches opérées par des spécialistes et plusieurs visites dans le chalet déserté par la famille, les enquêteurs retrouveront là aussi des traces de sang qu'on avait cherché à dissimuler souvent maladroitement. Elles parleront, évoquant non une fuite, mais un véritable massacre ! Le 8 juillet, des ADN seront identifiés, cinq étant ceux sans surprise des membres de la famille et un sixième étant probablement celui de l'un des agresseurs. Toutes ces recherches seront suivies de loin par un voisin assez curieux, ce qui incitera les enquêteurs à aller interroger ce curieux du nom de David HOTYAT qui s'était déjà signalé avec sa compagne Alexandra LEFEVRE en livrant aux médias présents sur place nombre de commentaires déplacés sur la famille FLACTIF. Mais HOTYAT avec son sourire de crétin et une sorte de détachement refusera tout d'abord de donner son ADN avant d'y être contraint. Et quelques jours plus tard, cet ADN d'HOTYAT correspondra à cette sixième empreinte retrouvée dans le chalet des FLACTIF sans pour autant qu'il soit inquiété de prime abord, question de stratégie. Sans doute les enquêteurs avaient-ils besoin de savoir qui était cet homme suspecté qui avait été casque bleu pendant six mois durant son service militaire dans l'ex-Yougoslavie et qu'ils avaient placé sur écoute. Des écoutes qui permettront de savoir que HOTYAT et sa compagne entretenaient de très bonnes relations avec un couple du nom d'HAREMZA et que le massacre des FLACTIF avait finalement été réalisé par les deux couples. Le 16 septembre, ils seront donc tous arrêtés par les gendarmes venus les interpeller jusque sur leurs lieux de travail et à leur domicile pour les femmes.
Confondu et éclatant en sanglots, David HOTYAT donnera sa première version des faits aux enquêteurs. Mais des versions il y en aura plusieurs autres qui établiront la préméditation des agresseurs, voire même la présence de deux mystérieux hommes qui l'auraient menacé, lui. Cela ne suffira pourtant pas à lui éviter une lourde peine d'emprisonnement au terme de son procès, les jurés le condamnant à la perpétuité avec 22 ans incompressibles. Sa compagne au moment des faits Alexandra LEFEVRE aura droit à 10 ans et les HAREMZA à 15 et 7 ans. L'enquête réalisé par l'équipe d'HONDELATTE revient ci-dessous sur le déroulement de cette chasse aux coupables !

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