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La ligne de démarcation imposée par les nazis...

 

Dès la signature de la convention d'armistice demandée par le vieux dictateur PETAIN, les nazis mettront en place une ligne de démarcation laissant subsister au sud une zone dite libre et couramment appelée "zone nono". Mais HITLER avait été malin car il savait qu'occuper entièrement le pays aurait demandé la présence accrue d'effectifs et qu'il avait besoin de conserver des hommes en vue des échéances guerrières à venir. Il ne reviendra d'ailleurs sur ces dispositions qu'en novembre 1942 après le débarquement des Américains en Afrique du Nord, s'estimant sans doute plus en danger au sud de la France. 

Il avait par ailleurs sélectionné des zones où il savait que la production permettrait à son grand Reich de se procurer des richesses. La ligne de démarcation proposée tenait évidemment compte de la répartition de ces richesses : le Nord parce qu'avec les bassins houillers les nazis auraient du charbon et l'Aquitaine et la Charente voire la Champagne parce qu'à ces endroits là on pourrait avoir du vin et des spiritueux ! La carte reprise ci-dessus montre d'ailleurs parfaitement les influences qui avaient été retenues pour dessiner une ligne de démarcation qui subira dans les premiers mois de l'été 1940 quelques aménagements ! Les trois cinquièmes du pays seront donc occupés. Or, le simple passage du Nord pour aller vers le Sud deviendra une véritable épreuve, l'obligation de franchir cette ligne de démarcation nécessitant un ausweis ou laisser-passer qui sera souvent difficile à obtenir. Car tout avait été prévu pour empêcher ceux qui voulaient fuir la zone occupée d'aller vers la zone libre non occupée ! Certains de ces fuyards n'auront donc d'autre possibilité que de tenter de franchir cette ligne de démarcation la nuit, mais à leurs risques et périls. Des départements comme celui de l'Indre-et-Loire seront du reste coupés en deux. Des localités également contraignant leurs occupants à opérer des véritables épreuves gesticulations. Ainsi des céréaliers seront empêchés de fonctionner normalement avec des exploitations coupées là aussi en deux. Toutes ces contraintes auront pour effet de pousser des populations entières à renier leurs engagements de pétainistes convaincus de juillet 1940 et à devenir des résistants acharnés !

Un reportage de Notre histoire extrêmement intéressant à visionner !

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