Des femmes au retour du camp de Ravensbrück témoigneront...
Ravensbrück était le plus grand camp de femmes qui avait existé durant le Troisième Reich, regroupant aussi bien des opposants de toutes nationalités que des Juives ou d'autres exclues. Dans le reportage qui suit, des femmes racontent quel aura été leur retour du camp avec parfois des moments de révolte face à des réflexions désobligeantes qui n'auraient jamais dû être proférées à leur encontre, surtout après leur libération. Quatre d'entre elles, avec des souvenirs un peu plus précis, témoigneront, comme Marie-Claude VAILLANT-COUTURIER qui ira même à Nuremberg assister au jugement des dignitaires nazis et qui affrontera la lâcheté du gros Hermann GOERING en le prenant à partie. Ces femmes seront hébergées à leur retour à l'Hôtel Lutetia (Photo en tête d'article) à Paris où, pendant quelques jours, elles tenteront de redécouvrir ce monde qui leur avait été confisqué pendant quatre ou cinq ans ! Il leur a fallu à ces femmes se réadapter à tout et, par exemple, à se refaire à manger après avoir redécouvert des marchés.
Ces quatre femmes sur lesquelles l'accent a été mis, et qui deviendront des militantes dans le domaine social, raconteront dans ce reportage quelle aura été leur découverte d'un monde qu'elles avaient perdu de vue, mais elles étaient bien trop amaigries pour supporter ce qui leur arrivait, d'autant qu'avec leurs estomacs rétrécis, elles ne pouvaient plus s'alimenter normalement. Certaines vivront des moments d'incompréhension de leurs proches et retrouveront des enfants, les leurs, qui avaient grandi et qui s'interrogeaient en les voyant. Sans se décourager, elles se mureront souvent dans le silence sans répondre à toutes les questions qui leur étaient posées. Comme le dira l'une d'entre elles, elles avaient besoin de croire à leur retour que le monde était beau, mais n'étais-ce pas naturel après l'horreur ?

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