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3 sept. 1992... Le débat qui a mis un terme à bien des illusions

 

En gaulliste et républicain intransigeant, Philippe SEGUIN (en photo ci-dessus) avait au soir de ce 3 septembre 1992 livré une bataille avec l'espoir de convaincre définitivement les Français que le traité de Maastricht qui leur était proposé par référendum était une mauvaise chose. Parce que celui qui deviendra le Président de l'Assemblée Nationale était convaincu que l'Europe devait se construire autrement et de manière démocratique et non aussi brutalement. Définitivement, car les derniers sondages donnaient effectivement le "Non à Maastricht" en tête. Mais, il y aura ce débat animé par Guillaume DURAND et beaucoup d'observateurs reconnaîtront que Philippe SEGUIN avait ce soir-là été trop poli face à un président de plus en plus rongé par la maladie. Comme s'il avait voulu ménager un vieil homme qui avait d'ailleurs dû recevoir des soins en coulisses à un moment donné. Il est vraisemblable aujourd'hui que si les Français avaient assisté à un vrai débat entre les deux hommes, le "oui à Maastricht" ne l'aurait pas emporté avec un peu  plus de 51%.

Les Français reconnaîtront néanmoins leur erreur et rejetteront ce traité constitutionnel européen (TCE) le 29 mai 2005, avant toutefois que les institutions ne permettent ensuite au président Nicolas SARKOZY de bafouer le résultat de ce nouveau vote en faisant adopter un texte jumeau par un nouveau traité, celui de Lisbonne qui était le frère jumeau du TCE. Alors que nombre des acteurs de ce mouvement du refus de 2005 réclamaient une « autre » Europe, la plupart critiquant le libre marché, l’absence de réflexion sur le service public, l’indépendance de la Banque centrale européenne (BCE), la soumission à l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), ou en faisant simplement preuve d’esprit critique… Sous-estimé à l’époque, ce déni de démocratie dû au nouveau président Nicolas SARKOZY a pourtant marqué un tournant dans la vie publique française. On sait aujourd'hui ce qu'il en coûte à notre pays sur tous les plans et surtout au plan décisionnel puisque la France a ainsi perdu toute sa souveraineté. 

Mais, tout en évoquant ce mauvais traité de Maastricht et la malhonnêteté du Président SARKOZY, revenons aussi en arrière en examinant ce qu'aura laissé à sa disparition en 2010 le regretté Philippe SEGUIN. Grâce à ce reportage qui suit !  

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