20 sept 1979, Pierre Goldman était assassiné !
Révolutionnaire au Quartier Latin puis guérillero à Cuba et au Vénézuela, coqueluche des intellos de gauche, Pierre GOLDMAN est un homme qui aura marqué son époque. C'est le moins que l'on puisse dire. Mais il sera également suspecté du meurtre de deux pharmaciennes en décembre 1969 commis après une tentative de hold-up. Un acte dont Pierre GOLDMAN refusera d'endosser la paternité et dont il finira par être reconnu non coupable après un procès en cassation !
Le 19 décembre 1969 à un peu plus de vingt heures, boulevard Richard Lenoir à deux pas de la Place de la Bastille, deux pharmaciennes sur le point de fermer leur officine, Simone DELAUNAY et sa préparatrice Jeannine AUBERT seront agressées. Alerté par un couple au café proche le Jean Bart, un gardien de la paix Gérard QUINET s'élance en direction de la pharmacie où il entendra tirer. Il sera abattu lui aussi d'une balle dans le ventre mais aura la force de se traîner jusqu'au Jean Bart et de dire : "Je suis foutu, c'est un mulâtre" avant de sombrer dans le coma. QUINET dira ensuite ne pas se souvenir avoir précisé qu'il s'agissait d'un mulâtre. Les deux pharmaciennes ne survivront pas. Un troisième client Raymond TROQUART présent dans la pharmacie sera, lui, atteint d'une balle mais il s'en sortira. Une description du meurtrier sera donnée aux policiers chargés de l'enquête, savoir celle d'un homme de vingt-cinq à trente ans de corpulence moyenne et d'une taille de 1,75 m au visage de type méditerranéen au teint mat assez prononcé. Il faudra attendre le mois de mars suivant pour qu'un certain Pierre GOLDMAN soit identifié comme étant l'agresseur des deux pharmaciennes. Le gardien de la paix QUINET le reconnaîtra même sur une des photos qui lui avaient été présentées. Le 8 avril, GOLDMAN sera interpellé et emmené au 36 quai des Orfèvres. Il niera avair été boulevard Richard Lenoir le 19 déc. au soir et produira un alibi fourni par un ami qui témoignera que l'inculpé se trouvait chez lui au moment des faits. En revanche il avouera au commissaire LECLERC trois autres hold-up qui n'avaient toujours pas été élucidés. Hélas pour GOLDMAN d'autres témoignages lui seront défavorables au nombre de six. Heureusement pour lui, des armes retrouvées chez lui ne seront pas celles ayant été utilisées lors du braquage de la pharmacie. Mais il sera néanmoins incarcéré.
C'est l'avocat Charles LIBMAN qui sera le défenseur principal de Pierre GOLDMAN. Il sera établi que c'est grâce à un indicateur surnommé X2 que le présumé coupable a pu être arrêté.

Commentaires
Enregistrer un commentaire