Un 15 août 1889 était née une certaine Marthe Richard, l'anti maisons closes !
Une loi porte son nom mais peu savent quel aura été le combat d'une dénommée Marthe RICHET alias Marthe RICHARD (ci-dessus) afin de faire fermer les maisons closes au lendemain de la guerre de 1939-45. Car on ne sait que peu de choses sur cette femme qui aura pourtant défrayé la chronique en 1946 pour que cette loi porte son nom ! Ne serait-ce que par ses nombreux mensonges et nombreuses approximations qui l'avaient singularisée jusque-là et qui l'obligeront sur le tard à révéler certaines choses, mais pas tout.
Née un 15 août 1889 à Blamont (certains parleront du 15 avril) cette Lorraine qu'était Marthe RICHARD née BETENFELD a été décidée, dès son plus jeune âge, à échapper à sa condition en étant toujours celle qu'on remarque et une sorte de première de la classe. Prostituée ce dont elle ne se glorifiera guère n'évoquant jamais ses rendez-vous galants de la rue parisienne Godot-de-Mauroy, ce qu'on sait aujourd'hui c'est qu'après avoir débuté comme couturière à Nancy, elle a aussi été aviatrice, espionne et romancière avant de devenir une élue après la guerre et aussi, surtout, menteuse professionnelle. En 1912, elle épousera un certain Henri RICHET assez fortuné mais en 1916, elle le perdra car il décédera au front. Elle deviendra alors espionne au service de la France et gagnera l'Espagne où exerçaient la plupart des espions. Elle y deviendra à la fin 1917 la maîtresse de l'attaché naval allemand en Espagne Hans von KRON. Elle sera l'une des pièces maîtresse de l'espionnite française en Espagne. En 1920, elle deviendra la maîtresse d'un Anglais Thomas CROWNTON qu'elle épousera en 1926 mais dont elle sera également assez vite la veuve.
Le 13 décembre 1945, devenue une élue de la République conseillère municipale dans le 4ème arr. parisien, l'ancienne prostituée de 56 ans se lancera dans une bagarre mémorable tendant à la fermeture des maisons closes, un lieu qui l'avait vu débuter une vie "active" dès l'année 1905 à l'âge de seize ans en Lorraine. En avril 1946, une Loi Marthe Richard sera votée. Le 9 février 1982 elle s'éteindra dans son appartement parisien après avoir consacré ses dernières années à publier des ouvrages où, toujours fidèle à sa volonté d'arranger les choses et de les embellir, elle évoquera surtout ses parcours d'espionne et d'aviatrice sans parler néanmoins de celui de la prostitution traversé en Lorraine lorsqu'elle avait seize ans.

Commentaires
Enregistrer un commentaire