Sedan : Von Bismarck et son succès du 1er sept. 1870 sur la France de Napoléon III...
On l'a sans doute oublié, mais avant l'armistice de novembre 1918 et la défaite allemande, il y avait eu le couac de Sedan et la capitulation française du 1er sept. 1870 se soldant par la capture de Napoléon III et la perte de l'Alsace-Lorraine que la France ne regagnera qu'en nov. 1918. Et lors de ce conflit un homme aura joué un rôle important dans cette première débâcle de la France : Otto von BISMARCK, issu d'une vieille aristocratie et né en Prusse le 1er avril 1815, un Prussien habile qui avait longtemps cru ne servir que sa Prusse natale sans imaginer qu'il avait finalement créé l'Allemagne par un jeu d'alliances. Surtout après avoir longtemps été en opposition avec l'Autriche. Elle aboutira à la création des premiers et IIème Reich des empereurs Guillaume. Avec, une très forte opposition avec l'épouse de Guillaume Ier, Augusta. Dès 1847 et un premier mandat au Parlement, l'homme avait su se faire respecter. En 1849, il décidera de se vouer totalement à la politique ce qui l'obligera avec les siens à s'installer à Berlin. Alors que Guillaume Ier avait voulu abdiquer en 1862 il parviendra à l'en dissuader et il deviendra le Premier Ministre de cette Prusse qu'il adorait et pour laquelle il n'avait jamais cessé de se battre, puis ministre des Affaires étrangères. En 1866 son opposition avec l'Autriche l'amènera à entreprendre une guerre contre elle qu'il remportera en juillet 1866. Puis, en 1871, le 18 janvier, après le couronnement de Guillaume Ier dans la galerie des glaces à Versailles et ce conflit victorieux avec la France, il sera promu chancelier du IIème Reich Allemand glanant au passage un titre et une reconnaissance, celle d'être "le chancelier de fer".
Mais, après avoir joué un rôle déterminant dans l'unification de la Prusse et de l'Allemagne, et être devenu chancelier du nouvel empire tout en étant resté président de la Prusse, ses forces s'épuiseront et, devenu obèse avec pas moins de 125 kg, ce colosse à la stature impressionnante n'aura plus au fil des années l'influence qu'il avait eu lors de ce premier empire allemand de Guillaume Ier. Et lorsque ce dernier décédera, ses relations avec Guillaume II en pâtiront. A tel point qu'il se verra remercié par le nouvel homme fort de l'Empire. En juillet 1998, à la veille de s'éteindre, il craindra que l'Allemagne ne s'effondre, ce qui sera le cas vingt ans plus tard, si elle continuait à être administrée de la sorte par Guillaume II et son nouvel entourage. Il avait raison et en 1918, l'Allemagne en paiera le prix !
Le reportage qui lui est consacré ci-dessous revient sur la personnalité de ce fin stratège politique.

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