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Audrey, la victime du récidiviste de Soisy-sur-Seine

 

15 septembre 2005... Comble de l'horreur, la mère d'Audrey, 24 ans, résidente d'un petit ensemble de Soisy-sur-Seine (ci-dessus) qui la cherchait depuis un peu plus de 24 heures après avoir été alertée par le gardien de l'endroit et avoir trouvé un appartement en désordre, et s'être rendue à la gendarmerie, la découvrira en pleine nuit sous le lit d'un logement qu'elle n'occupait plus elle-même et où, inquiète de recherches infructueuses elle avait eu du mal à s'endormir ; dénudée, sa fille avait été étranglée et semble-t-il rouée de coups ! Mais que lui était-il donc arrivé, aucune trace d'effraction n'ayant été relevée ? Sa fille Audrey avait-elle ouvert à son agresseur ? Les légistes découvriront lors de l'autopsie dans le corps de la jeune femme la présence d'une dose importante de somnifères.

C'est le comportement du concierge de la petite résidence, un certain Jean-Louis CAYEZ, qui étonnera les enquêteurs parce qu'il en faisait trop. D'autant qu'un voisin avait entendu vers les quatre heures du matin une sorte de cri qui était un véritable appel au secours et dont il n'avait lui-même pas du tout perçu. CAYEZ finira par avouer qu'il n'était pas blanc bleu et qu'il avait été arrêté voici quelques années. Une recherche entreprise dès lors permettra aux gendarmes de constater que le gardien avait été incarcéré sept ans et pire que les psychiatres avaient considéré alors que c'était un psychopathe. Ce que confirmera son parcours puisqu'il se livrera à plusieurs viols commis en récidive. Jean-Louis CAYEZ deviendra donc le suspect n° 1 du meurtre d'Audrey et le 20 sept. 2005 il sera placé en garde-à-vue. Il réussira cependant à échapper aux accusations directes de viol le sperme retrouvé sur Audrey n'étant pas le sien ! Mais, poussé dans ses derniers retranchements, il finira par avouer être le coupable en ayant pris soin de prélever du sperme dans une capote usagée retrouvée dans un bac d'ordures de la résidence et en avoir "garni" la bouche et les parties intimes d'Audrey pour qu'on puisse incriminer quelqu'un d'autre. C'est dans sa loge qu'il fera subir à la jeune femme les pires outrages en le menaçant d'une arme.

Libéré dernièrement trois ans avant les faits de Soisy, on s'étonnera qu'un tel homme ait pu être embauché comme gardien de résidence. C'est la question que se posera la mère d'Audrey qui dira en vouloir beaucoup à la Justice d'avoir laissé trop vite en liberté un tel homme d'une dangerosité extrême. D'autant que lors de ses détentions il n'avait pas fait preuve d'une conduite irréprochable. Aux Assises de l'Essonne il sera condamné à la perpétuité avec une peine assortie de 22 ans incompressibles. Il restera à souhaiter qu'il ne soit pas libéré dès cette année alors qu'il n'a que soixante-dix ans !   

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