Formulaire de contact

Nom

E-mail *

Message *

Wilhelm Keitel, le benêt personnifié du Troisième Reich adepte du béni-oui-oui

Les témoignages photographiques qui subsistent à propos de ce maréchal du Grand Reich parlent d'eux-mêmes. A le voir sourire aux bons mots de son Führer, il est même clair que l'homme nourrissait de l'estime pour l'ancien caporal autrichien. Il est vrai qu'il avait été promu aux responsabilités, non pour la brillance de ses analyses, mais surtout pour son obéissance. Les autres généraux lui avaient d'ailleurs trouvé un surnom qui résume assez bien ce qu'il était : Ein lakaitel censé correspondre au laquais qu'il était devenu et qui interviendront à plusieurs reprises pour demander son remplacement. HITLER lui-même qui refusera d'aller dans ce sens avait néanmoins une piètre opinion d'un homme qui, selon lui, avait le cerveau d'un ouvreur de cinéma ! Né en 1882 près de Hanovre, Wilhelm KEITEL était déjà âgé au moment de la conduite de la guerre et on ne peut qu'être étonnés de la mission qui lui avait été confiée en 1938 au sein de l'OKW (Ober Kommando Wehrmacht) après la condamnation de Von BLOMBERG.  

Officier au 46ème d'artillerie durant la guerre de 1914-18 où il avait été blessé, il avait pourtant mis un certain temps avant de commencer à gravir les échelons au sein de la Reichswehr. C'est lui qui, finalement, sera convié par les Alliés à signer l'acte de capitulation nazie le 9 mai 1945 avant d'être emprisonné avec d'autres dignitaires nazis dans un hôtel de Mondorf-les-Bains au Luxembourg où ils seront tous condamnés à attendre que s'ouvre le procès de Nuremberg en novembre 1945. Il aura bien entendu à répondre également aux nombreuses questions que l'on pouvait se poser sur ce Troisième Reich qui avait régné sur le monde une bonne dizaine d'années. Et notamment sur la façon dont se comportait HITLER avec ses subordonnés. On sait qu'il ne faisait confiance à quasiment personne et qu'il exigeait d'eux une loyauté absolue sans rien donner en retour. Si ce dernier avait une mémoire fantastique, en revanche KEITEL s'était vite rendu compte d'une certaine rigidité comportementale qui voyait celui-ci s'entêter. Comme s'il avait vécu dans une sorte de monde à lui refusant de prendre en compte les réalités du terrain, ce qui aura amené tous ses subordonnés à ne dire progressivement que ce qu'HITLER voulait entendre. Ce qui sera le cas à Berlin dans les derniers jours d'avril 1945 lorsqu'il se convaincra que des divisions viendraient le secourir alors qu'elles n'existaient plus que sur le papier. Wilhelm KEITEL évoquera aussi la dégradation de la santé de son Führer de plus en plus visible au cours de ses derniers jours et de son teint terreux.

Le 20 novembre 1945, Wilhelm KEITEL sera condamné à mort pour crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Non sans avoir tenté de se défendre et d'avoir fait valoir ses obligations d'obéissance, de patriotisme et de devoir, arguments qui seront rejetés par le tribunal car il avait signé des ordres qui provoqueront la mort, ce qu'il ne pouvait ignorer. Il était évident que KEITEL était qu'il le reconnaisse ou non le responsable de la guerre d'extermination menée à l'est, ce qui transparaît dans les propos qu'il tiendra : « La troupe doit sans aucune restriction se battre contre les femmes et les enfants si cela doit amener la victoire. Les scrupules sont un crime contre le peuple allemand ». Il dira aussi qu'avec d'autres responsables, ils avaient tenté de freiner HITLER lorsqu'il avait pris la décision de cette conquête d'espace vital qui finira par provoquer la mort de millions d'hommes. Le laquais KEITEL sera exécuté le 16 octobre 1946.

Commentaires

Articles les plus consultés

Iel se faisait appeler Véronika ou Coupe-zizi...

Par qui sommes-nous dirigés ? Un reportage saisissant...

L'affaire Jean-Michel Trogneux... un mensonge d'Etat ?