La Resistance et ses cheminots...
Tous les cheminots de la Résistance n'étaient pas des traitres comme René HARDY et il y en aura quelques-uns qui se seront mis en quatre pour que les nazis soient boutés hors de notre territoire ! Si certains s'illustreront en faisant sauter les convois après avoir gagné les rangs des maquis, d'autres continueront leur travail de sape au sein même des ateliers ferroviaires où ils saboteront du matériel en veillant toutefois à ne pas se faire prendre ! Employés par une entreprise qui avait été contrainte de collaborer avec l'ennemi et qui était la première entreprise de France puisqu'elle faisait travailler 500 000 personnes, certains opèreront sous la surveillance de cheminots allemands. Mais plus de 2 500 d'entre eux seront arrêtés et mourront exécutés ou déportés.
Si la bataille du rail avait commencé bien plus tôt, il faudra attendre le 16 avril 1942 pour qu'ait lieu un premier déraillement de convoi dû à des cheminots qui se soldera par la mort d'une cinquantaine d'Allemands. Un sabotage qui marquera les esprits par l'ampleur de ses dégâts. Placée jusque-là sous le contrôle des nazis qui délégueront vingt-cinq mille d'entre eux, des Bannhof, les cheminots n'auront d'autre solution que celle d'obéir à leurs nouveaux maîtres. Ils seront donc souvent les témoins d'un véritable pillage économique de marchandises et de biens opéré en direction de l'Allemagne sans pouvoir vraiment s'y opposer. Si ce n'est en freinant leur production, mais sous PETAIN et sa dictature, tout sera étroitement surveillé, et pas que par les nazis !
Bientôt et ce sera surtout vrai à partir de 1942, des sabotages interviendront qui seront indétectables comme toutes ces manoeuvres opérées en vue de désorganiser le trafic ferroviaire ou en coupant les câbles de raccordement de wagons en vue de provoquer leur immobilisation. Il est vrai que certains cheminots étaient attachés à leurs machines et ils auraient difficilement accepté de les endommager en les faisant sauter ou dérailler. La tâche des cheminots résistants se compliquera avec les transports de déportés vers les camps de la mort à partir de Drancy. Mais, en 1943, beaucoup de cheminots franchiront le pas et intégreront des maquis soucieux de devenir davantage opérationnels dans la lutte contre les nazis et la Milice pétainiste de DARNAND. Les résistants du rail seront souvent héroïques, surtout à partir de 1944 et après le débarquement allié.
Le reportage qui suit revient sur tous ces faits d'arme !

Commentaires
Enregistrer un commentaire