La rafle du 16 juillet... Certains policiers avaient refusé de s'associer à l'opération
S'il est souvent indiqué que la Police française avait participé aux rafles antisémites du 16 juillet 1942, il convient cependant de relativiser cette participation ! Les nazis n'arriveront en effet à ne déporter ce jour-là qu'un peu plus de 13 000 personnes alors qu'il en avait été prévu le double ! A Nancy, l'organisation de certains des policiers permettra même le 18 juillet d'épargner 350 des Juifs de la ville, même si 32 d'entre eux qui n'avaient pas voulu croire à ce projet de rafle seront hélas arrêtés ! Le service des étrangers de Nancy sera dès lors étroitement placé sous contrôle par les nazis !
Lors de la mise en route du STO, de nombreux policiers refuseront de prêter leur assistance à la traque des réfractaires et à partir du début de l'année 1943, de plus en plus de policiers rejoindront les rangs de la Résistance. Un réseau AJAX sera même créé pour abriter ces résistants (doc. ci-dessus) complété par un département Micromega chargé de fournir des informations sur l'implantation côtière nazie qui seront utiles lors du débarquement allié de Normandie. A partir de juin 1944, les policiers qui n'avaient pas encore choisi leur camp le feront de plus en plus, décidés à échapper aux directives pétainistes de Vichy. Néanmoins 20% d'entre eux auront à subir les affres de l'épuration.

Commentaires
Enregistrer un commentaire