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Affaire Lechien... Pour avoir des bonpoints, ils devaient toucher le... du maître !

 

L'affaire avait choqué car l'enseignant était quelqu'un que l'on n'aurait jamais soupçonné de quoi que ce soit ! Il était même considéré comme un maître à l'ancienne et quelqu'un de juste. Enfant du pays, notable et conseiller municipal d'une bourgade proche, tout le monde le connaissait à Cormeilles, cette bourgade d'un peu plus d'un millier d'âmes située à proximité d'Evreux dans l'Eure. En 2001 Marcel LECHIEN devra néanmoins répondre aux plaintes de trente-huit des enfants dont il avait eu la charge. On partira du principe que sur les trente-huit, peu avaient dû mentir ! Le pire c'est que cinq ans avant le début de l'affaire, la directrice de l'école avait déjà été saisie par une plainte de deux écoliers et de leurs parents mais sans qu'elle accorde vraiment de l'intérêt à ce qui lui avait été rapporté, se contentant seulement d'en informer l'inspecteur d'académie dont elle dépendait. Elle était persuadée que Marcel LECHIEN ne recommencerait pas. Mais, entre 1996 et 2001 les attouchements, demandes de fellation et autres agressions se poursuivront.

C'est le père d'une gamine victime qui prendra lui-même la décision de prier le maître d'école de lui accorder un entretien dans sa voiture avant de l'emmener à la gendarmerie la plus proche et de le présenter comme un pédophile. L'enquête avançant après l'examen des plaintes reçues, Marcel LECHIEN sera déféré aux Assises en novembre 2004. La veille de son procès, s'adressant par écrit aux médias, il se dira victime d'une psychose collective et d'un tapage médiatique, étant innocent des faits dont il avait été accusé. Il reprochera même ensuite aux familles des plaignants d'avoir demandé un procès à huis clos !

Le jour du procès, il reprochera également aux enfants qui avaient été conviés à s'exprimer à la barre de mentir avec même un aplomb qui surprendra. Un psychiatre qui l'avait examiné conclura que cet homme qui était dans le déni était un pervers qui présentait tous les signes d'une possible récidive. Il sera condamné à quinze ans de réclusion, renonçant à faire appel après cependant l'avoir envisagé.


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