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29 juillet 1976... les Bergaud sont assassinés à leur domicile de Neuilly...

 

Il aura suffit que le dénommé Bernard PESQUET (ci-dessus) soit compromis dans un crime de trois personnes commis en juillet 1986 boulevard Maillot à Neuilly-sur-Seine où il avait été pressenti pour faire des peintures chez les BERGAUD pour qu'on découvre chez lui, à Pierrelaye, deux autres corps, ceux de sa femme Christiane et d'un agent immobilier du nom d'Henri FRANCQUI !

D'abord entendu comme témoin parce qu'on avait retrouvé un devis chez les BERGAUD à Neuilly-sur-Seine, c'est finalement son passé et une précédente condamnation pour meurtre en 1941 qui incitera les policiers à le mettre en garde-à-vue. Durant la guerre il avait effectivement tué un certain Julien QUIBEL qui était alors son amant, un crime qui l'avait vu être condamné aux travaux forcés à perpétuité avant qu'il soit par la suite élargi et libéré en 1961. Un mariage en 1968 grâce à une petite annonce, malgré le fait qu'il ait eu des liens avec des hommes, la création d'une entreprise de peinture antérieurement et une réinsertion a priori réussie, la vérité sera cependant découverte par son épouse Christiane, ce qui signera l'arrêt de mort de cette pauvre femme. Après sa disparition, elle sera présentée comme une épouse volage et dépensière et l'affaire sera classée sans qu'on cherche à en savoir davantage. Suivra l'agent immobilier Henri FRANCQUI qui sera tué, lui, pour des raisons qui échappent à l'entendement puisque PESQUET ne le dépossèdera que de très peu d'argent et d'un véhicule qu'il revendra. Encore qu'il ait été présenté comme l'amant de cette épouse disparue. C'est bien plus tard qu'on s'apercevra que des biens très modestes comme un aquarium avaient été dérobés à son domicile. Chez les BERGAUD à Neuilly, il dérobera une carte American Express, des lingots d'or et quelques bijoux de l'épouse des lieux. Le plus inquiétant c'est qu'on retrouvera dans sa cave de Pierrelaye en fouillant une quarantaine de passeports de gens disparus tout comme l'avait été son épouse Christiane et Henri FRANCQUI.

Ce Bernard PESQUET surnommé "Le Landru du Val d'Oise" et présenté dans la presse comme un nouveau tueur en série en 1976/77 aura la chance que la peine de mort soit abolie par le ministre BADINTER en 1981 ce qui lui évitera la guillotine et une exécution à laquelle il avait droit pour au moins cinq crimes faute pour les enquêteurs d'avoir découvert d'autres dépouilles ! Car le commissaire CANCES chargé de l'enquête est certain qu'il y a eu d'autres homicides qui ont été commis par l'intéressé. Et comme son procès se tiendra le 14 juin 1982 devant la Cour s'Assises du Val d'Oise, il sera condamné à une peine d'emprisonnement à perpétuité. Il fera néanmoins appel de cette condamnation estimant que tous les meurtres commis étaient accidentels et excusables et il faudra un second procès en 1984 pour que la peine soit confirmée.

Il est décédé fort heureusement le 19 mai 2009 à la Prison de Fresnes.  

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