Robert Schuman, l'autre traître à la France...
Né en 1886 à Luxembourg au sein d'une famille de Lorrains, une province devenue allemande en 1871, Robert SCHUMAN (ici en photo lorsqu'il était adolescent) étudiera en Allemagne juste avant que survienne la terrible guerre de 1914-1918 et qu'il ouvre un cabinet d'avocat en 1912. C'est dans le Grand Duché qu'il apprendra le français. Il est considéré comme l'un des fondateurs de cette Europe que beaucoup rejettent aujourd'hui, reprochant à cette Union Européenne d'avoir soumis tous les pays membres à une sorte de fédération en leur faisant perdre toute souveraineté. Devenu citoyen français après le traité de Versailles, il sera élu député de la Moselle en 1919 à 33 ans. Avant que débute la collaboration et avant l'armistice, il sera pendant quelques mois ministre des Réfugiés, son premier poste ministériel. Il sera cependant de ceux qui voteront les pleins pouvoirs au dictateur sénile PETAIN en juillet 1940 et à cette collaboration avec les nazis que connaîtra notre pays entre nov. 1940 et 1944. En 1947, il sera appelé aux fonctions de Président du Conseil.
Le 9 mai 1950, alors qu'il était devenu ministre des Affaires étrangères en France, Robert SCHUMAN lancera en collaboration avec un autre traître aux intérêts français, Jean MONNET, un projet qui transformera durablement l’Europe. À l’origine de la première communauté européenne, la CECA (Communauté économique charbon et de l'acier) ancêtre de l’actuelle Union européenne, il aura marqué l’histoire par son engagement en faveur de la paix et de la coopération. Il aura du mal à obtenir l'accord du gouvernement de Georges BIDAULT et il serait bon de préciser qu'une opposition existait entre le général de GAULLE et Robert SCHUMAN. Ce qui deviendra le marché commun de cette future Europe fédérale verra le jour en 1957.
De plus en plus malade, Robert SCHUMAN décédera le 4 sept. 1963. Le reportage qui suit et qui est très partisan ne peut faire hélas oublier les misères qu'aura engendré cette Europe qui se devait pourtant au départ être une institution solidaire.

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