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Les horribles accusations d'Henri Frenay portées sur Jean Moulin...

  

En 1977, Armand JAMMOT avait consacré un de ses Dossiers de l'Ecran à Jean MOULIN et il avait invité sur son plateau l'ensemble des résistants encore vivants pour qu'ils partagent tous leurs sentiments et parmi eux, Henri FRENAY (en photo ci-dessus certes de mauvaise qualité) qui avait présidé le mouvement de résistants Combat. Mais, sans que l'ancien secrétaire du Préfet d'Eure-et-Loire, Daniel CORDIER imagine qu'il allait assister à une véritable série d'accusations sur celui qu'il avait servi jusqu'en juin 1943 et que le nazi Klaus BARBIE avait torturé à la Prison Montluc de Lyon en le tuant après forces tortures, sans qu'il révèle cependant ce qu'il savait sur la Résistance.

Effectivement, ce soir-là autour de Joseph PASTEUR et de quelques chefs de la Résistance, Jean MOULIN avait été traité de communiste par Henri FRENAY qui avait donné alors le sentiment d'attendre cette émission pour proférer de telles insultes et de se plaindre de la trahison d'un homme qui se sacrifiera pour que la France vive. Des accusations qui seront même insupportables pour Daniel CORDIER et qui l'inciteront à entreprendre un énorme travail de biographe à compter de cette émission, à rechercher tous les documents, et à tout consulter afin de savoir qui avait vraiment été ce REX dont il avait accepté d'être le secrétaire jusqu'en juin 1943 : son enfance et son passé, les siens... Un Jean MOULIN qui s'était certes présenté à lui sous le nom de REX et sans qu'il sache quel était son véritable patronyme. Mais à l'époque, chez les résistants, c'était normal et dès qu'une arrestation était opérée, on n'hésitait pas à changer de pseudonyme.

L'interview que donnera Daniel CORDIER peu de temps après ce Dossiers de l'Ecran permet de comprendre ce qu'avait pu éprouver le jeune résistant qu'il était alors aux côtés de ce REX et face à Henri FRENAY et qu'en rencontrant à Lyon celui qui était le représentant du général de GAULLE, il dira que c'était comme s'il avait retrouvé sa famille ! Mais il avait régné sur ce plateau de télévision un tel climat comparable à celui qui avait régné chez les différents responsables de la Résistance que l'on ne pourra que continuer à s'interroger sur ce qui s'était véritablement passé à Caluire le 21 juin 1943 et la raison pour laquelle le dénommé Pierre GUILLAIN de BENOUVILLE averti de la présence du traître René HARDY à cette importante réunion chez le docteur DUGOUGEON avait préféré se faire porter pâle, soi-disant parce qu'il devait aller à Toulouse se marier, alors que son train ne partait le même jour qu'à 21 heures... 

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