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Ce monstre de Florence que l'on a jamais pu attraper !

 

7 Juin 1981, un meurtre, celui d'une certaine Carmela et de Giovanni, un meurtre horrible et un criminel que l'on n'a jamais réussi à appréhender ! Une expédition qui aurait pu faire penser à une nouvelle affaire du type de celle du Zodiaque aux Etats-Unis où un tueur s'en était d'abord pris à un couple d'amoureux avant, par la suite, d'élargir la gamme de ses prestations ! 

Des douilles de Winchester ont été retrouvées et le corps de la jeune femme a été atrocement mutilé puisque le tueur lui a ôté son pubis avec un certain sang froid. Cette affaire du Monstre de Florence, baptisé ainsi par un journaliste, sera le premier tueur en série de l’Italie contemporaine dont le traitement judiciaire sera des plus controversés, eu égard notamment aux manquements dans la sécurisation des scènes de crime, et à l’absence de condamnation définitive de l’auteur de ces meurtres. Le ou les "monstre(s) de Florence" ont il est vrai terrorisé le chef-lieu de la Toscane et sa campagne entre 1974 et 1985 en assassinant 14 personnes, dont six couples, la plupart dans leurs voitures, pendant ou juste après un rapport sexuel. Un autre double meurtre, commis en 1968, est parfois également associé au tueur par les médias italiens. Les autorités auront beau arrêter et interroger plusieurs suspects, aucun ne sera formellement inculpé ni jugé pour ces crimes. Ce que l'on sait, c'est que le ou (les) tueurs avaient une méthode bien définie : il(s) commettait(ent) les crimes par des nuits sans lune, attaquant des couples en utilisant un pistolet de marque Beretta à calibre 22 dont les belles sont marquées d'une lettre H et un couteau pour mutiler les jeunes femmes en leur ôtant les parties génitales ou un de leurs seins, sans pour autant les avoir violées.

Mais revenons sur l'affaire si vous le voulez bien et ce que nous en savons ! Une affaire devenue en Italie une véritable psychose avec des scènes de crime absolument effroyables ! Le 14 sept. 1974 lorsqu'on a retrouvé les corps de Pasquale et de la pauvre Stefania qui avait été violée à l'aide d'une branche d'arbre que l'on retrouvera plantée dans son sexe. Puis le 22 octobre 1981, avec deux nouveaux corps retrouvés, ceux de Stéfano et de Suzanna. En juin 1982, le 19, ce sera au tour de Paolo et d'Antonella de périr des mains du tueur. Sauf que Paolo ne décédera que pendant son transfert à l'hôpital et que les enquêteurs essaieront de faire croire à l'agresseur qu'il avait été identifié ! C'est une lettre anonyme qui attirera l'attention des enquêteurs et les invitant à se replonger sur un premier meurtre commis en 1968, sur deux autres jeunes gens, Barbara et Antonio. Hélas, ce qui avait été qualifiée de vengeance sarde ne sera pas le dernier crime commis puisque le 10 sept. 1983 deux nouvelles victimes seront retrouvées, celles d'un couple gay. En juillet 1984 ce sera ensuite au tour de Pia et de Claudio. Les enquêteurs transalpins peu habitués ces années-là à travailler sur des meurtres commis par des serial killer iront même jusqu'à demander de l'aide au FBI américain. Des tracts rédigés à l'attention des jeunes amoureux seront même placardés en ville à Florence pour les appeler à faire attention à eux.

Est-ce que cette demande d'aide incitera des enquêteurs amateurs à consacrer de leur temps aux recherches ? En tout cas en août 2000, l'écrivain Douglas PRESTON s’installera non loin de Florence dans l’intention d’écrire un roman policier. Afin de tout savoir des méthodes et des techniques d’enquête de la police italienne, il rencontrera Mario SPEZI, un journaliste florentin de La Nazione, un spécialiste des affaires criminelles. Celui-ci lui avait raconté cette histoire du Tueur de Florence, en évoquant l’une des affaires criminelles les plus extraordinaires de tous les temps qui n'était toujours pas élucidée au moment de leur rencontre… Décidés à reprendre l’enquête et à démasquer le monstre, l'enquête des deux hommes dérangera en haut lieu, à un point tel que PRESTON sera accusé de complicité de meurtre, de détournement de preuves, de faux témoignage et d’entrave à la justice et qu'il sera menacé d’arrestation s’il s'avisait de remettre les pieds en Italie. Les choses iront encore plus loin pour son partenaire SPEZI, puisqu’il sera accusé d’être lui-même… le monstre.

Ces dernières années, l'un des amis de Jean-Michel victime en 1985 avec son amie Nadine du tueur, un certain Salvatore MAUGERI a entrepris de reprendre les recherches, recherches auxquelles il a même consacré un ouvrage publié à compte d'auteur : Toscane sensible. D'après un média paru en 1985, les Français Jean-Michel et Nadine seraient les dernières victimes de ce "monstre de Florence". Mais la découverte d’un même ADN sur trois scènes de crime et sur une balle retrouvée dans un coussin à même la tente de camping de Jean-Michel KRAVEICHVILI a néanmoins relancé depuis l'enquête sur ce "Monstre de Florence". Le corps du jeune Français tué en 1985 dans sa tente de camping (photo en tête d'article) en compagnie de la jeune Nadine MAURIOT pourrait être en effet exhumé à Audincourt (Doubs) pour identifier le meurtrier sanguinaire, cela après 50 ans de mystère et ces dernières victimes ! Avec, qui sait, un même ADN que celui trouvé sur la balle avait été prélevé par un expert transalpin pour le meurtre de deux jeunes Allemands, Horst Wilhelm MEYER et Jens-Uwe RUSCH, en septembre 1983, et celui d'un couple d'Italiens, Pia RONTINI et Claudio STEFANACCI, en juillet 1984 ? 

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