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Qui a tué Sylvain Alloard le 29 mars 1998 à Marseille ?

 

Deux balles dans la tête de calibre 22 long rifle à l'aide d'un fusil long sans doute pour faire le moins de bruit possible faute d'avoir eu une arme munie d'un silencieux, tout aurait pu laisser supposer que le meurtre de Sylvain ALLOARD (en photo ci-dessus) avait été commis ce 29 mars 1998 dès 6h 45 du matin dans cette résidence du 9ème arr. de Marseille avenue Joseph Aiguier par quelqu'un d'assez organisé ! Car le tueur semblait avoir tout prévu à l'avance en crevant même l'un des pneus du véhicule de sa victime, une Citroën Xantia, et en ayant veillé à pouvoir avoir accès à son parking, d'ordinaire fermé jusqu'à 7 heures du matin, un complice à proximité au volant d'une Renault 21 grise prête à démarrer aussitôt le forfait réalisé et nantie de fausses plaques d'immatriculation ! Accroupi pour changer sa roue, ce militaire de carrière, Premier Maître de la Marine Nationale qui avait été un temps en poste sur le porte-avions Clémenceau où il était chargé de la sécurité avant d'être muté au site de la Collégiale de Six Fours, n'aura eu aucune chance face à une exécution soigneusement préparée ! Dans le coma, il sera vite évacué vers la clinique proche la Résidence du Parc où il décédera à son arrivée.

Qui aurait pu en vouloir à cet homme ? On ne lui connaissait pas d'ennemis et c'était un garçon sans histoires même s'il s'estimait menacé, ce qu'il avait reconnu avant son exécution. Il avait d'ailleurs aperçu en véhicule qui le filait dont il avait su qu'il appartenait à un détective privé engagé par son ex-épouse. Le 5 mars 1998, environ trois semaines avant son meurtre, des intrus avaient été aperçus chez lui par une voisine surprise de voir des gens chez lui pendant l'une de ses absences ! Comment s'étaient-ils procuré un double des clés ? Est-ce que c'était son ex-épouse qui leur avait remis ce double ? Elle avait pourtant nié être en possession d'un tel jeu de clés avant de reconnaître par la suite qu'elle en avait bien fait faire un. Et ces gens aperçus chez lui, que recherchaient-ils ? Etait-ce la copie d'un dossier que Sylvain ALLOARD disait avoir constitué sur sa belle famille avec laquelle une guerre s'était engagée et qu'il avait accusé d'être à l'origine de malversations financières ? Il avait c'est vrai épousé une certaine Catherine CAORS trois ans auparavant qui était issue d'une famille de notables de Cabriès près d'Aix-en-Provence dont il s'était séparé assez vite après la naissance un an plus tard d'une fillette prénommée Charlotte. Une petite qu'on lui interdisait régulièrement de voir ce qui sera à l'origine de leur séparation survenue dans des conditions houleuses car Sylvain ALLOARD jugeait sa belle famille oppressante ! Au point même qu'il avait cru bon rédiger un testament en faveur de son unique enfant et privant son ex compagne de tout et de la possibilité de désigner un tuteur s'il lui arrivait quelque chose !  Cette exécution de mars 1998 était-elle la conséquence d'une séparation délicate entre des parties désireuses dont certains auraient décidé d'en venir à des méthodes peu conventionnelles en vue d'un divorce à venir où la garde d'une fillette allait devoir être décidée ? Cette belle famille évoquera pour se défendre qu'elle avait été en présence d'un homme dépressif devenu alcoolique, ce qui ne sera pas démontré. Le 24 novembre 1998, quatre personnes ainsi que l'amant en titre de Catherine CAORS seront même entendus lors d'une garde-à-vue, mais aussitôt relâchés après une intervention de la Juge d'Instruction Chantal GAUDINO. Sans qu'on en connaisse les raisons et cela alors que des éléments semblaient démontrer leur implication dans cet assassinat ! 

Après un non lieu, le logiciel d’analyse criminelle AnaCrim a permis depuis aux enquêteurs de découvrir plusieurs incohérences dans les déclarations des membres de la belle-famille. A l'heure qu'il est le mystère reste entier autour de cette tuerie ! Mais le pire de l'histoire alors que l'enquête a pris fin sans que l'on obtienne un résultat, c'est que l'ex-épouse va pouvoir toucher une pension de veuvage du Ministère de la Défense après qu'elle a d'abord été refusée et qu'elle demandait depuis la mort de son ex-conjoint. L'oncle de Sylvain ALLOARD, l'ancien maire de Saint-Savournin André LENEL continue cependant de se battre pour que les meurtriers soient arrêtés.

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