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Pierre Lagaillarde, l'homme du 13 mai 1958...

 

De lui on gardera surtout cette image d'homme soucieux un 14 mai de rassembler des Algérois sur le point de se diviser, mais pas celle du créateur d'une mouvance fasciste avec l'O.A.S qu'il mettra en place avec des gens comme Jean-Jacques SUSINI et le général Raoul SALAN. Une mouvance fasciste à laquelle on devra quelques morts de gens qui étaient innocents ou des mutilations. Rappelons-nous de ce qu'avait subi la petite Delphine le 7 février 1962 ! Mais qui était au juste ce Pierre LAGAILLARDE ?

Ancien député d'Alger, le fils de l'ancien chef de cabinet socialiste Henri QUEUILLE était un avocat activiste partisan d'une Algérie française qui avait oeuvré pour que chute la IVème République de Pierre PFIMLIN en provoquant des émeutes où, à la tête d'autres étudiants, il se rendra célèbre après avoir revêtu un treillis de parachutiste et entrepris de prendre d'assaut les locaux du Gouvernement Général à Alger. Comme quelques autres Algérois il n’acceptait pas le limogeage de leur cher gouverneur général, Jacques SOUSTELLE, craignant avec lui que leur Algérie soit bradée, alors qu’ils la considéraient comme une terre française à part entière, rejoignant sur ce point l’opinion de la plupart des cadres de l’Armée qui menaient avec conviction une lutte inexpiable contre le FLN et l’ALN. Le colonel MASSU qui avouera ne plus comprendre la politique du général de GAULLE sera du reste limogé des fonctions qui étaient les siennes à Alger. 

Militaire jusqu'en 1957 justement au sein du 20ème groupe d'artillerie chez les parachutistes, Pierre LAGAILLARDE avait été démobilisé avec le grade de sous-lieutenant. Artisan d'une journée des barricades organisée à Alger il sera arrêté en janvier 1960 et après une courte peine de prison à La Santé il parviendra à se réfugier en Espagne où il créera en février 1961 l'O.A.S avec Jean-Jacques SUSINI. Il sera notamment accusé par un Algérien condamné à mort, Ahmed BENCHERIF, d'avoir torturé et enlevé des musulmans en avril 1957 et d'avoir été l'auteur le 13 mai 1958 d'insurrections à Alger. Il deviendra ensuite membre du comité de salut public dirigé par Raoul SALAN. Il sera réélu député en novembre 1958 sans pouvoir achever son mandat car il sera condamné pour atteinte à la sûreté de l'Etat. Bénéficiant d'une loi d'amnistie en 1968 et d'une grâce du général de GAULLE, il rentrera s'installer en France où il redeviendra avocat dans la ville d'Auch.

Il est décédé le 17 août 2014.

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