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Giscard... Il estimait que Chirac était un traître !

 

En nommant Jacques CHIRAC Premier Ministre en mai 1974, GISCARD d'ESTAING ignorait sans doute qu'il venait de faire entrer au gouvernement le loup dans la bergerie. Et dès les premiers mois, des tensions apparaîtront entre les deux hommes et qu'une sorte de traîtrise rampante apparaîtra.

Lorsqu'en mai 1974 GISCARD, juste élu président de la République, choisit comme Premier ministre le gaulliste Jacques CHIRAC, dont l'appui avait été décisif dans la campagne, le choix semblait judicieux. Ces deux jeunes loups de la politique, élégants et intelligents, semblaient faits du même bois, et leurs personnalités fortes pourraient être complémentaires. D'un côté, le libéral éclairé cherchant à marquer l'Histoire de son empreinte, de l'autre, celui que l'on surnommait déjà le Hussard ou le Bulldozer qui voulait tout faire et très vite. C'était sans compter avec l'orgueil de chacun. Ainsi, à peine le président parti aux Antilles pour une rencontre franco-américaine, CHIRAC se fera élire secrétaire général de son parti, l'UDF. GISCARD n'appréciera pas, ignorant la justification de son vassal et très vite il choisira de l'ignorer tout court. On se souvient encore de l'image des deux hommes à bord d'un navire qui a fait date et d'un GISCARD tournant le dos à son Premier Ministre au grand dam de ce dernier. 

CHIRAC se consacrera dès lors aux voyages diplomatiques et émaillera ses discours de petites phrases assassines. Attitudes méprisantes et remarques cyniques qui entretiendront la rupture. En 1976, après un séjour estival au fort de Brégançon, où le président l'aura ouvertement humilié, CHIRAC donnera sa démission avec fracas. Coups bas et trahisons se multiplieront. Quand le Corrézien créera son parti, le RPR, attirant 80 000 militants, le ministre de l'Intérieur se débrouillera pour fâcher les ouvriers du Livre. La presse en grève, CHIRAC n'aura pas sa une avant de jeter son dévolu sur la Mairie de Paris. VGE, lui, lancera d'ORNANO pour riposter à l'époux de Bernadette ! Mais, si CHIRAC l'a emporté aux législatives de 1978, c'est l'UDF qui aura triomphé. Chirac profil bas, n'aura plus qu'à attendre son heure. La présidentielle approchant, il organisera même un dîner secret avec MITTERRAND et au deuxième tour, il ne demandera pas à voter pour GISCARD. Pire, il fera distribuer des tracts appelant à choisir MITTERRAND. Pensait-il reprendre les rênes sept ans plus tard, ce sera encore raté et il aura finalement aidé la gauche à se maintenir quatorze années au pouvoir jusqu'en 1995. S'ils ne s'étaient pas autant détestés ces deux hommes, la face de la France aurait-elle changé ? C'est toute la question !

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