Amon Göth, le nazi désaxé de Plaszow
Il reste l'un des criminels nazis les plus violents et il aura incarné la brutalité du régime dans toute son horreur, ses sévices opérés dans le camp de concentration de Plaszow étant aujourd'hui réputés. Amon GOTH né le 11 déc. 1908 à Vienne n'avait que dix-sept ans quand il s'est engagé dans les ténèbres de l'extrémisme au sein d'un parti qui, en Autriche, était encore marginal. Son père dirigeait une maison d'édition réputée, mais Amon GOTH était, lui, plutôt attiré par la violence et le pouvoir. C'est en 1931 que son existence prit davantage encore de radicalité lorsqu'il s'engagea chez les SS où il parvint à s'élever au terme d'une ascension fulgurante. S'il avait dû quitter son pays un temps se réfugiant en Allemagne, il put le regagner en 1938 après l'Anschluss et reprendre les activités politiques qui avaient été les siennes. Discipliné et brutal, il représentait le SS idéal et à Plaszow, à proximité de Cracovie, il devint l'exécuteur de la logique nazie dans toute son horreur et gouverna dans la peur. Quand il ne se servait pas de ses deux énormes chiens pour que des gens soient déchiquetés par leurs crocs, il n'hésitait pas au sommet de sa villa aux abords du camp, à se servir lui-même de son fusil à lunette pour tuer à distance des déportés; uniquement pour s'amuser. La perversion d'Amon GOTH ne connaissait aucune limite, il s'appropriait tout ce qu'il désirait, c'était devenu une sorte de seigneur féodal.
A partir d'août 1944 et jusqu'en janvier 1945, il sera contraint d'effacer toutes les traces de ses sévices à l'approche de l'Armée rouge. Il tentera bien de se cacher en Autriche à la fin du conflit mais il sera très vite arrêté puis, à la demande des Polonais, dirigé vers Cracovie, là où il avait sévi. Son procès aura lieu le 27 août 1946 et il sera condamné à la peine de mort le 13 septembre suivant. De nombreux survivants du camp assisteront à son exécution. Une de ses petites filles, Jennifer, découvrira longtemps après quel avait été l'horreur en découvrant cet ignoble grand-père.

Commentaires
Enregistrer un commentaire