6 mai 1932... L'assassinat de Paul Doumer, le président de la République franc-maçon
Après Sadi CARNOT le 25 juin 1894 il aura été le second Président de la République à être assassiné ! Ce 6 mai 1932 alors qu'il s'était rendu à un salon littéraire à l'Hôtel Salomon de Rothschild, le Président Paul DOUMER sera en effet abattu de deux balles par un certain GORGULOFF, un émigré russe qui lui reprochera de n'avoir pas assez lutté contre les Bolchéviques après l'arrivée au pouvoir de LENINE en 1917 et la guerre civile russe. Une balle percera son crâne, l’autre touchant l’aisselle et ressortant par l’épaule, tranchant une artère occasionnant une hémorragie impressionnante. Aucune des balles n'ayant été mortelle c'est un défaut de soins d'urgence qui sera fatal au président DOUMER. Condamné à mort après son arrestation, on essaiera de plaider la folie pour éviter à GORGULOFF d'être exécuté.
Né le 22 mars 1857, le fils d'ouvrier qu'était Joseph Athanase dit Paul DOUMER qui s'était mis à travailler de très bonne heure après avoir obtenu un certificat d'études avait été élu le 13 juin 1931 à l'âge de 74 ans à la plus haute fonction de l'Etat. Il s'était déjà présenté vingt-cinq ans plus tôt contre Armand FALLIERES qui lui avait été préféré le 17 janvier 1906. Après avoir suivi plusieurs cours du soir pour s'élever et acquérir des compétences, il était devenu un expert en matière financière, avait dirigé maintes sociétés et avait été à plusieurs reprises ministre des Finances. On ne lui avait pourtant donné à ce moment-là que très peu de chances face à Aristide BRIAND mais il semble que les milieux d'affaires aient influé dans cette élection ! C'est lors de sa courte présidence que sera créé à Paris le Parc zoologique de Vincennes. Malgré son assassinat, Paul DOUMER était en passe en 1932 d'acquérir une assez large popularité, ce qui pourrait étonner en des temps où après la crise américaine et la dégringolade de Wall Street d'octobre 1929, on en était arrivé à prendre des mesures austères. D'autant que quelques mois auparavant il avait déjà failli être la victime d'une tentative d'empoisonnement et qu'il venait de recevoir une lettre de menaces de mort. Plutôt représentant des milieux du centre et de la droite et fervent partisan du colonialisme, sa disparition marquera la fin d'un cycle républicain. Il était le père de huit enfants dont quatre mourront pendant la guerre de 1914-18.

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