20 mai 1940... Paul Reynaud était contre l'armistice malgré l'avis de son amie Hélène !
Après le limogeage du général GAMELIN, Paul REYNAUD qui avait été nommé le 20 mars 1940 à la place de DALADIER comme chef de gouvernement s'était donc retrouvé à la tête d'un pays en guerre et d'une ligne Maginot qui s'arrêtait alors au pied des Ardennes. Mais, tout le monde était d'accord, jamais on oserait traverser un tel massif boisier ! Hélas en cette fin mai 1940, les Panzer traverseront les Ardennes, contourneront cette ligne Maginot et fileront droit sur Sedan ! Ce sera le début de ce qu'on a appelé "la débâcle" !
Paul REYNAUD fera entrer le général de GAULLE au gouvernement le 8 juin (Photo ci-dessus) et il en fera son sous-secrétaire d'Etat à la Guerre et son représentant face à Winston CHURCHILL. Mais déjà une idée avait fait son chemin, il était hors de question contrairement aux théories défendues par PETAIN et WEYGAND et quelques autres sommités, que l'on s'oriente vers une demande d'armistice. Le seul point positif de ce mois de mai sera que les 340 000 soldats britanniques qui étaient stationnés à Dunkerque auront la possibilité de rembarquer et d'échapper à un emprisonnement voire à la mort qui leur était promise. Le 17 juin, le maréchal PETAIN menaçant de démissionner les discussions reprendront, et on avait même été plus tôt jusqu'à la possibilité de voir l'Angleterre et la France fusionner pour éviter cet armistice. Mais ce même jour ce sera finalement PETAIN qui l'emportera, provoquant la démission de Paul REYNAUD. La suite, on la connait avec, dès la déclaration du vieux maréchal, cet appel du général de GAULLE lancé à Londres avec la bénédiction de Winston CHURCHILL.
Autour de la nomination de Paul REYNAUD à la tête du gouvernement français quelques semaines plus tôt et de ses décisions parfois changeantes, notamment à propos de cette demande d'armistice de juin, certains évoqueront l'influence qu'aurait pu avoir dans ses décisions la comtesse Hélène de PORTES avec laquelle il était très lié, une jeunette de vingt ans sa cadette. Pourtant, Madame de PORTES n'avait pas du tout l'envergure nécessaire pour être une influente égérie. Si elle était de l'avis de beaucoup assez nulle dans la plupart des gazettes, non seulement par son absence de formation, elle l'était aussi par son absence de relations. Pour de GAULLE, qui s'était même laissé aller à quelques observations assez surprenantes, la comtesse était d'ailleurs une dinde, comme toutes les femmes qui font de la politique !

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