Formulaire de contact

Nom

E-mail *

Message *

11 mai 1987 Un procès, celui de Klaus Barbie, le boucher nazi de Lyon ! Enfin !

Il aura conservé toute sa vie une photo de son père Niklaus, cet homme sévère et rigoureux, qui sera décédé en 1933 de blessures de guerre. De quoi bâtir là un profil redoutable d'exécuteur avide de revanche sur ces Français sortis grandis du traité de Versailles alors qu'il n'avait que six ans ! Ce dont il se souviendra en intégrant par la suite les Jeunesses Hitlériennes de Baldur von SCHIRACH !

En 1935, Klaus BARBIE deviendra rapidement agent du SD d'HEYDRICH un homme qu'il avait rencontré, puis adhérent du NSDAP d'HITLER en 1937 à 24 ans. Il sera vite préparé aux nouveaux enjeux nazis et à la guerre puisqu'en 1940 on le chargera de superviser une première rafle, celle de  néerlandais. C'est à 29 ans qu'il deviendra ce triste "Boucher de Lyon" (photo en tête d'article) chargé en qualité de Chef de la Gestapo locale de la métropole rhodanienne. Une ville où sa réputation de cruauté émergera vite. Il prenait plaisir à infliger de la souffrance et on affirmera qu'il aura tué les âmes de ses victimes. On dit qu'il y aurait même exécuté un de ses subordonnés auquel il avait reproché trop de clémence ! Durant le règne de BARBIE, Lyon deviendra un creuset de la souffrance et l'Hôtel Terminus du cours de Verdun une maison de l'horreur où dans ses caves seront torturés des résistants et des opposants ! La prison de Montluc bâtie au 19ème siècle servira également de lieu de tortures avec force passages à tabac, supplices de la baignoire ou arrachage d'ongles ! Klaus BARBIE était un sadique de l'opinion même de ceux qui l'auront côtoyé. Le 11 août après avoir fait déporter les 44 enfants d'Yzieu et procédé à l'arrestation de Jean MOULIN à Caluire il fera déporter six cents Lyonnais.

Le 19 août 1944 sentant la fin de l'occupation nazie il fera ses bagages et quittera Lyon. Après la guerre le CIC américain l'emploiera au sein des services de Reinhardt GEHLEN supervisés par la CIA dans sa lutte contre l'Union Soviétique. Il n'y demeurera pas longtemps et s'exilera assez rapidement en Argentine et au pays du narco trafic la Bolivie où ses services de formateur seront vivement appréciés. Jusqu'à ce qu'un certain Ladislas de HOYOS, journaliste, lui tende un piège lors d'une entrevue qu'il avait sollicitée en Bolivie. Extradé en France après un enlèvement tenant du miracle, il sera jugé à Lyon à partir du 11 mai 1987 puis condamné le 4 juillet après sept semaines houleuses de procès !

Commentaires

Articles les plus consultés

Iel se faisait appeler Véronika ou Coupe-zizi...

Par qui sommes-nous dirigés ? Un reportage saisissant...

L'affaire Jean-Michel Trogneux... un mensonge d'Etat ?