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Une fin avril 1945 d'apocalypse ! Surtout dans le bunker à Berlin !

Le 21 avril 1945, une pluie d'obus en provenance des troupes avancées de l'Armée rouge avait gravement endommagé ce qui restait encore debout au centre ville de Berlin et les Soviétiques n'étaient d'ailleurs pas loin d'atteindre leurs objectifs. Les dignitaires nazis réfugiés depuis le début du mois d'avril dans le bunker enfoui sous la Chancellerie entouraient leur Führer, un homme qui n'était plus que le naufrage de ce qu'il avait été au cours de ses premières années victorieuses et de cette blitzkrieg qui lui avait permis de venir à bout de la Pologne et de l'ensemble des pays d'Europe de l'Ouest. Encore en mesure de dicter des ordres, sans avoir craqué mentalement, on voyait bien qu'il était affaibli physiquement et désormais sujet à des troubles compulsifs en lien avec la maladie de Parkinson dont il avait commencé à souffrir. La veille, il était encore sorti dans les jardins de la Chancellerie pour récompenser quelques très jeunes recrues et, avec ses mains tremblantes cachées dans le dos, il avait eu du mal à faire semblant d'être toujours aussi vaillant !

Le 22 avril précédent, les combats de rue avaient commencé et HITLER venait d'admettre que la défaite était proche au terme d'une colère mémorable dirigée vers ces généraux qui, selon lui, l'avaient trahi. Une colère très bien décrite dans le film La chute consacré à ces derniers jours du Troisième Reich. Il était indéniable que les Allemands savaient ce qui les attendaient depuis la fin 1941 et depuis que leurs troupes aient subi à l'est dans leur folle conquête d'espace vital les conséquences de conditions climatiques qui avaient sonné le glas des espérances d'HITLER. Au point qu'il avait dû changer ses plans de bataille et renoncer à prendre Moscou. Le 23 avril, alors que SPEER faisait ses adieux à celui qu'il avait vénéré, l'Armée rouge venait de prendre les faubourgs nord de Wissensee. Mais, pourtant, le 24, HITLER croyait encore que WENCK viendrait à la tête de sa 12ème armée désenclaver son bunker avec ses troupes qui se trouvaient à soixante kilomètres de là et que l'espoir renaîtrait et puisque certains des Berlinois étaient disposés à faire preuve d'une résistance fanatique... On aurait dit qu'il y avait une sorte de combat intérieur dont seul "le fiancé de l'Allemagne" connaissait l'issue, repoussant jour après jour l'issue et sachant que dès que celle-ci viendrait, il ne resterait plus que la mort. Que des millions d'Allemands puissent continuer à périr en attendant n'avait aucune importance pour lui. Il les laissera d'ailleurs mourir sans aucun scrupule en bon pervers narcissique.

Dans le bunker on sentait en cette fin avril que le pire était imminent et hélas, le 25, Berlin sera complètement assiégé et l'approvisionnement en eau et en nourriture interrompu dans certains quartiers alors que dans le bunker, les réserves étaient encore abondantes ! C'est ce jour-là qu'arrivera un télégramme de GOERING au bunker que le fayot Martin BORMANN s'empressera de transmettre et par lequel il sommait HITLER de répondre dans les quelques heures qui suivaient avant de considérer qu'il devait prendre la tête de l'Allemagne. Ce qui déplaira fortement à celui qui s'estimait encore être le maître des lieux et qui fera arrêter immédiatement son ancien complice par ceux qui le pouvaient toujours. Ce qui n'aura pas lieu, le morphinomane ayant choisi de se rendre aux Américains. Un autre nazi sera arrêté et aussitôt mis à mort : Hermann FEGELEIN le beau-frère d'HITLER, dès que seront connues les négociations d'HIMMLER avec les Alliés. Il avait tenté de prendre la fuite avec quelques biens et son geste l'avait trahi.

Le 29 avril, la secrétaire du Führer sera appelée pour taper un testament et la suite est aujourd'hui connue. Un mariage, celui d'HITLER avec la fidèle Eva BRAUN puis le 30 leur suicide avant que leurs deux corps soient brûlés. Juste avant l'assaut final du maréchal JOUKOV et la découverte des six corps des enfants GOEBBELS assassinés et des restes d'HITLER et de son épouse.  

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