Rochus Misch, le dernier témoin de la débandade nazie du bunker...

Ancien garde du corps d'Adolf HITLER, Rochus MISCH (ci-dessus) était l'un des téléphonistes employés dans le bunker de Berlin et il a assisté à la mise à mort des enfants GOEBBELS le 1er mai 1945. Dans un entretien qu'il avait accordé au journaliste Bernard VOLKER en 2005, juste avant de décéder, il racontait ce qu'il avait vu au cours des dernières journées ayant précédé la chute du Reich et la suicide de son patron. Qui, également, était encore aux côtés du dictateur nazi et quelle était l'atmosphère dans cet espace étroit conçu sur deux étages et enfoui sous la Chancellerie et une chappe de béton prévue pour résister aux bombardements.
Pour Rochus MISCH, le meurtre des six bambins avait eu lieu tout en bas du bunker et non dans les pièces du haut. Comme si Magda GOEBBELS n'avait pas voulu être dérangée dans sa funeste entreprise et éviter que l'on intervienne et qu'on l'empêche de commettre cet assassinat. Ce qui montre bien quel état d'esprit animait cette femme délirante après le suicide d'Adolf HITLER dont on fera même une bouddhiste pour la postérité ! Ce qui ne manque pas d'aplomb ! Elle était d'un calme, reconnaîtra Rochus MISCH, sereine même et pas énervée du tout, alors qu'elle s'apprêtait à commettre une horrible tuerie et à sacrifier six de ses sept enfants. MISCH se souvenait encore les avoir croisés habillés tout en blanc, ce qui l'avait surpris, et aussi le fait que leur mère avait refusé de les confier à l'aviatrice Hanna REITSCH pour qu'elle les emmène avec elle en quittant le bunker et qu'elle leur évite ainsi la mort. Des propos sur lesquels s'est appuyé Louis PETRIAC quand il a eu à travailler à un portrait que nous avions publié fin 2017 et qui évoquait surtout le profil psychologique de la Frau Doktor Reichsminister GOEBBELS, un être pervers d'une froideur monstrueuse.
Beaucoup ont cherché après la guerre à l'interroger pour en savoir un peu plus sur ce qui s'était passé dans ce bunker de la mort durant les derniers jours d'avril 1945 mais Rochus MISCH n'est jamais sorti du cadre de ce qui le liait à Adolf HITLER, un homme qui pour lui était quelqu'un de bon avec son personnel. Il n'aura donc éprouvé aucune culpabilité à l'idée d'avoir su ce qui s'était passé durant l'holocauste et les différents camps de concentration. Un parcours qui a fait l'objet du reportage qui suit.
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