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Ludwig Beck... Il avait mis en garde Hitler mais sans être entendu !

 

Peu de temps avant les accords de Munich de septembre 1938, le général Ludwig BECK (ci-dessus), devenu en 1935 chef d'état-major adjoint de l'armée avait alerté HITLER sur les risques de provoquer un conflit en déclarant une guerre aux Tchécoslovaques. Il avait pour cela analysé les forces en présence et effectué des calculs de probabilité. Et ce n'était pas la première fois qu'il intervenait jugeant que l'Allemagne n'était pas plus forte qu'au début de la dernière guerre de 1914 et qu'il valait mieux s'abstenir de toute velléité guerrière et d'expansion territoriale. Mais, malgré les rapports qu'il avait cru devoir faire et une loyauté aveugle, il ne sera pas entendu ! Il sera même très vite pénétré de l'idée que l'ensemble des généraux qu'il avait alertés craignaient HITLER et la Gestapo et qu'ils avaient peu de perdre leurs privilèges, ce qu'ils démontreront en refusant de démissionner tous en même temps comme il leur avait proposé.

Mis à la retraite après cette opposition à la guerre et sa démission après les accords de Munich en sept. 1938, Ludwig BECK fera dès lors tout son possible dès 1941 pour organiser une véritable résistance au sein du Troisième Reich. Il discutera avec Carl GOERDELER, l'ancien maire de Leipzig, HASSEL et Erwin von WITZLEBEN de la possibilité de sortir du régime nazi en 1940 et 1941 en tissant un véritable réseau d'opposants. Car ceux qu'il avait alertés en 1938 se rendront compte que BECK avait eu raison. Une résistance qui, à partir de la défaite de Stalingrad de février 1943 de la 6ème armée du maréchal PAULUS prendra encore un peu plus de hauteur. Et pour cause ! Surtout après une violente colère d'HITLER qui avait même ordonné à PAULUS de se suicider plutôt que de se rendre aux Soviétiques de l'Armée rouge.

Mais après le fiasco de l'opération Walkyrie de l'échec du colonel von STAUFFENBERG qui avait eu la tâche difficile de déposer une bombe lors d'une réunion d'état-major à la Tanière du Loup et la condamnation à mort de tous ceux qui avaient comploté le 20 juillet 1944 dont un certain von TRESCKOV, Ludwig BECK n'aura d'autre solution que celle de tenter de se suicider pour échapper à l'humiliation et aux tortures que réservait le dénommé Roland FREISLER à ceux qui avaient été compromis lors de l'attentat. HITLER avait même décidé d'en faire un spectacle dont il pourrait se féliciter en voyant tous ces opposants mourir lentement suspendus à des cochets de boucher à l'aide de cordes de piano. Il en sera de même du maréchal ROMMEL qui n'aura d'autre solution que de se suicider à son tour en octobre 1944 pour que les siens puissent échapper à tout désagrément.  

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