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Il était directeur du cabinet du vieux dictateur sénile à Vichy et son éminence grise...

 

Il aura été l'un des hommes cadres de l'équipe pétainiste en poste à Vichy dès juillet 1940 dont le vieux dictateur PETAIN avait fait son chef de cabinet depuis le 19 mai mais sans doute savait-il ce qu'il pouvait attendre de cet ancien Cagoulard. Il en fera aussi son ministre de la Justice et Garde des sceaux, un poste qu'il occupera jusqu'en janvier 1941. Le 13 août sans perdre davantage de temps, Raphaël ALIBERT promulguera une loi visant à la dissolution des sociétés secrètes condamnant l'existence des groupes de Francs-maçons et travaillera à un statut des Juifs qui en condamnera quelques-uns et notamment ceux qui venaient de se faire naturaliser Français. Raphaël ALIBERT rédigera également les actes constitutionnels qui établissaient le nouveau régime et sera, selon M. R. ARON, l'auteur de la devise "Travail. Famille, Patrie". Faisant partie de la garde rapprochée de PETAIN, il sera à l'origine du renvoi de LAVAL le 13 décembre 1940 accusé d'être trop complaisant avec les Allemands. On a dit qu'il avait dissuadé en habile manipulateur Albert LEBRUN et l'ancien chef de gouvernement Camille CHAUTEMPS de partir en Afrique du Nord en faisant croire à ces derniers que les Allemands n'avaient pas traversé la Loire alors que c'était faux. On peut accuser ALIBERT de deux des grandes fautes de Vichy au cours des premiers mois de pouvoir des pétainistes : la destruction du régime républicain en 1940 et le premier statut des Juifs aussitôt derrière auxquels il avait promis un projet "aux petits oignons". Après avoir participé au renvoi de Pierre LAVAL, il sera cependant démis de ses fonctions assez rapidement en janvier 1941.

Né le 17 février 1887 à Saint-Laurent (Lot) Raphaël ALIBERT, était entré en 1910 au Conseil d'État, comme auditeur, et il avait appartenu aux cabinets de plusieurs ministres dont celui de Georges CLEMENCEAU en 1917. Après la première guerre mondiale, il fut, en même temps que maître des requêtes au Conseil d'État, professeur de droit public à l'École libre des sciences politiques. C'est en 1930 que ce brillant juriste royaliste membre de l'Action Française et admirateur de MAURRAS, un antisémite d'extrême-droite, avait fait la connaissance du Maréchal PETAIN dont il s'était rapidement senti proche avec des encouragements restés célèbres comme ce fameux : "C'est Pétain qu'il nous faut", propos tenus pendant la campagne de Gustave HERVE. 

Condamné à mort par contumace le 7 mars 1947 et à la confiscation de ses biens après être parvenu à échapper à l'épuration, Raphaël ALIBERT s'exilera en Belgique avant d'être finalement amnistié en 1959 par le général de GAULLE, quatre ans avant sa mort due à des causes naturelles. Il est effectivement décédé le 5 juin 1963 à 76 ans.

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