21 avril 2002, le choc du premier tour de la présidentielle...
Le reportage qui suit revient sur ce 21 avril qui, voici vingt-quatre ans, avait provoqué une véritable surprise, même s'il était à craindre que la multiplicité des candidatures à gauche puissent jouer un rôle négatif ! Ce qui s'est vérifié car la seule addition des voix obtenues par Messieurs CHEVENEMENT, HUE et MAMERE et Madame TAUBIRA dépassait les 16%.
Mais comment Lionel JOSPIN avait-il pu savonner la planche en se présentant aux suffrages des Français avec autant de casseroles, alors que de son côté, rien n'avait semblé atteindre Jacques CHIRAC et son âge avancé et ce, malgré une offensive menée par certains de ses détracteurs comme BAYROU et le Juge HALPHEN qui venait justement de publier un livre mettant à mal le Corrézien. Le pire, c'est que rien n'avait semblé pourtant alerter le favori des sondages qui se voyait même passer assez largement l'épreuve. Ce premier tour avait semblé pour lui n'être qu'une formalité et il s'était vu dès la fin de la matinée rassuré. A 18 heures pourtant, un sondage donnait une idée de ce qui allait de passer deux heures plus tard : la gauche, avec des voix qui s'étaient dispersées n'aurait cette fois pas de représentant au second tour. Une première depuis... 1969 !
A 18h45, en arrivant au siège de sa permanence, personne n'avait encore osé prévenir le sémillant Lionel de ce qui allait se passer et à 20 heures, après avoir appris la sanction, suivra son commentaire resté à l'esprit de tous vingt-quatre ans plus tard : "J'assume pleinement la responsabilité de cet échec en me retirant de la vie politique..."

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