Vies volées sous le Troisième Reich : des enfants témoignent...
On a volé leurs vies ! Sans qu'ils osent protester ! Et c'est parce que le Führer souhaitait le meilleur pour l'Allemagne que beaucoup de jeunes Allemands ont accepté d'être ainsi embrigadés, parfois même dans des unités spéciales propres à les transformer en bêtes sauvages. Certains de ces jeunes retrouvés, comme Günther LUCKS (photo ci-dessus) qui n'avait pas encore 17 ans au début de l'année 1945 témoignent de ce qu'il leur a fallu subir. Fils de communistes il n'avait pas la plus petite idée de ce que pouvait être un camp de concentration. Et comme il était fasciné par les beaux uniformes de ses copains d'école, il ne tardera pas à rejoindre les Jeunesses Hitlériennes, malgré les réserves de ses parents qui avaient peur d'être dénoncés pour leur réserve à l'égard du nouveau pouvoir. Le pire, c'est que ce qu'ils ont tous vécu par la suite en tant que soldats, les poursuivra même après la guerre, au risque de faire exploser leurs cellules familiales. Le régime nazi les ayant trompés, il ne leur restera à la fin du conflit que l'envie de s'en sortir, parfois même au risque de tous les dangers. Ainsi, LUCKS sera longtemps emprisonné en Union Soviétique et après avoir failli lier sa destinée à une jeune Soviétique, il reviendra en Allemagne. D'autres enfants aux origines moins favorisées comme la jeune Ruth raconte dans cet extrait de quelle façon, à partir de l'arrivée des nazis, elle et sa famille juive se sont sentis progressivement exclus de tout et même des joies des baignades au bord de l'eau !
Que de vies aliénées par des jeunes, encore des enfants, face aux horreurs de la guerre. Comment ces jeunes ont pu être embrigadés dans une jeunesse nazie voulue par un dictateur qui n'avait d'autre objectif que celui d'aliéner les autres. « On avait une tâche importante à remplir et j'avais trouvé de la reconnaissance plus encore qu'à la maison », dira l'un de ces survivants.

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