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Sepp Dietrich, l'autre nazi épargné

 Sepp Dietrich, le nazi épargné

Pour avoir participé à la tentative de putsch de novembre 1923 avec HITLER, c'était l'un des plus fidèles nazis du Führer, qui se réjouira de sa reprise en mains du NSDAP après sa libération de Landsberg et l'arrivée à la direction du parti de Joseph GOEBBELS pourtant allié un temps à Grégor STRASSER. Un homme donc sur lequel on pouvait compter et qui, après avoir été apprenti boucher et même douanier, aura exercé dès son adhésion en 1926 des commandements opérationnels ponctués par des massacres de civils et de prisonniers en très grand nombre. Un nazi dans l'esprit, surtout capable du pire.

Sepp Dietrich, le nazi épargné

Issu d'une famille paysanne et de parents qui exploitaient un domaine qu'ils avaient voulu lui transmettre, l'homme était peu attiré par les études, et tout poussait en revanche ce cancre vers les armes. Après avoir été employé dans le domaine agricole et sans avoir été promu au sein d'une école d'officiers, il achèvera la première guerre mondiale au grade d'adjudant mais avec une croix de fer censée récompenser la bravoure dont il avait fait preuve. On le retrouvera ensuite dès la fin du conflit au sein de mouvances comme les Freikorps décidé à participer à quantité de révoltes de rue. Sans être encore devenu adhérent du NSDAP, il participera à la tentative de putsch de 1923 ce qui le fera remarquer par HITLER. Devenu garde du corps attitré du dictateur autrichien, c'est notamment lui qui sera chargé de la purge opérée lors de la Nuit des Longs Couteaux fatale à Ernest ROHM et ses fidèles début juillet 1934. D'abord SS au sein de la Leibstandarte, une unité qu'il commandera, devenant en 1940 un Waffen SS au plus haut grade soucieux sans doute de s'élever davantage encore au terme de campagnes et d'affrontements, tant à l'est que dans les Ardennes au moment de l'hallali début 1945. Quelqu'un capable même de faire le coup de feu à la tête de ses troupes au lieu de rester à les superviser. L'homme ne manquera cependant pas de superlatifs pas tous élogieux à l'image de celui décerné par un certain von RUNSTEDT qui voyait en lui "un homme honnête mais stupide" ! Ce qu'il démontrera en étant incapable de lire une carte militaire. 

Il sera fait prisonnier en Autriche le 11 mai 1945 trois jours après la capitulation nazie. Comme quelques autres fidèles quasiment irréprochables, il s'était vu mis à l'écart de son commandement pour n'avoir pas su résister à l'avancée russe devant Vienne. Jugé et condamné à la perpétuité pour crimes de guerre commis pendant la Seconde Guerre mondiale, il n'effectuera qu'une petite partie de ses peines alors qu'il aurait mérité comme beaucoup d'autres d'être pendu à Nuremberg tant ses actes de barbarie étaient nombreux. Libéré en 1955, il mourra en 1966 à l'âge de 74 ans.

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