Robert Faurisson le négationniste...
Le négationniste Robert FAURISSON est décédé à Vichy en octobre 2018 à l'âge de 89 ans. Nostalgique de PETAIN, il était connu pour ses thèses remettant en cause l'existence des chambres à gaz et « le prétendu génocide des Juifs » de la Seconde Guerre mondiale. Il avait été jusqu'à contester aussi l’authenticité du Journal de la jeune juive allemande morte en déportation, Anne FRANK. Il aura fait partie de ceux qui auront oeuvré leur existence durant pour rejeter tout ce qui avait pu être dit sur la mise à mort de millions de gens dans des camps comme celui d'Auschwitz ! En 2007, Robert FAURISSON avait même attaqué en diffamation l'ancien garde des Sceaux Robert BADINTER, qui l'avait qualifié sur Arte de « faussaire de l'histoire » ce qui a été du reste maintes fois démontré. Mais revenons si vous le voulez bien sur le parcours de ce déviant de l'histoire officielle !
Né le 25 janvier 1929, il avait commencé à faire parler de lui dans les années soixante-dix en évoquant une négation du génocide juif et de l'existence des chambres à gaz. Antisémite et proche des milieux d'extrême-droite tels qu'ils étaient défini voici un demi siècle, il sera condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale. Plus jeune, dès 1936 et donc avant la guerre, il se distinguait déjà par des propos hitlériens qui le faisaient remarquer en des temps peu éloignés de la Libération. Considéré comme un enseignant d'un haut niveau intellectuel, connaissant bien sa discipline et passionné par son métier, il était en revanche critiqué pour son attitude envers les élèves et sa hiérarchie. De 1969 à 1973, il deviendra maître assistant stagiaire puis titulaire de littérature française à Paris III. C'est après 1978 qu'il deviendra le principal négationniste français et un des principaux à l'échelle mondiale. Une orientation qui aura des conséquences notables sur sa carrière universitaire qui prendra fin de façon brutale, sans toutefois qu'il soit privé de ses ressources. On dira qu'il était à la recherche d'une certaine notoriété en provoquant et en ayant réussi à publier des écrits chez l'éditeur PAUVERT. Son interview de l'antisémite collaborationniste exilé en Espagne, DARQUIER de PELLEPOIX, contribuera à sa percée dans les milieux négationnistes. Ce professeur de littérature de l’université de Lyon, où il était entré en 1973, devra néanmoins faire face à une cascade de procès après que ses thèses eurent été publiées dans la presse.
Sur France-Television, Daniel BILLALIAN avait évoqué brièvement en septembre 1989 l'affaire FAURISSON et l'agression dont le négationniste avait été la victime !

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