Rudolf Diels... Il avait dirigé la Gestapo de Goering en 1933 et jusqu'en avril 1934 !
Un nazi dont on parle peu mais qui aura dirigé un temps la Gestapo. Champion de tir et grand collectionneur d’armes à feu, Rudolf DIELS, cinquante-sept ans, premier chef de la Gestapo, passé jusqu’alors entre toutes les mailles de tous les filets, est mort comme un débutant le 18 mars 1957 d'une hémorragie interne ; il avait pris deux balles qu'on avait pu extraire.
Un nazi dont on parle peu mais qui aura dirigé un temps la Gestapo créée en avril 1933 par le morphinomane Hermann GOERING avant qu'HIMMLER la confie en avril 1934 à un certain Reinhard HEYDRICH et en 1939 à son adjoint Heinrich MULLER après une lutte de pouvoir ayant opposé GOERING à HIMMLER. Choisi pour son expérience administrative plutôt que pour son engagement idéologique, balafré avec de vilaines cicatrices sur la joue, héritage d'échanges au sabre affûté, il faut dire que DIELS, né en déc. 1900, buveur et coureur de jupons, avait toutes les qualités pour diriger une institution de pervers comme l'était la Gestapo. Ce qu'il démontrera lorsqu'il sera chargé d'interroger l'ancien communiste Marinus van der LUBBE qu'il suspectera d'avoir incendié le Reichstag en février 1933. Par ailleurs, après des études de Droit il venait d'être promu conseiller dans la première police politique prussienne hitlérienne au sein du ministère. Son règne au sein de la Gestapo nouvelle étendue à toute l'Allemagne en mars 1933 était donc logique, même s'il dérangeait d'autres leaders affamés de responsabilités. Au moment d'être révoqué par GOERING à la suite d'un conflit avec HIMMLER en avril 1934, jugé trop proche des S.A d'Ernst ROHM, DIELS avait même failli être exécuté durant la Nuit des Longs Couteaux et s'il n'avait pas été protégé par GOERING... Il devra même fuir en Tchécoslovaquie pour se mettre à l'abri après sa révocation. GOERING viendra du reste souvent à sa rescousse comme en 1940 où DIELS avait refusé d'arrêter des Juifs puis en juillet 1944 lors de la vague de répression qui avait suivi l'attentat contre HITLER, vague qui le verra même emprisonné !
On prête également à cet aventurier une relation amoureuse avec Martha DODD, la fille de l'ambassadeur des États-Unis en Allemagne. Champion de tir et grand collectionneur d’armes à feu, Rudolf DIELS, cinquante-sept ans, passé jusqu’alors entre les mailles de tous les filets, est de façon plus surprenante mort comme un débutant d'une hémorragie interne le 18 novembre 1957, alors qu'il venait d'être blanchi d'une accusation de crimes de guerre après avoir été arrêté par les forces américaines. Travaillant pour le gouvernement de Basse-Saxe il avait pris une balle qu'on n'avait pu extraire à l’hôpital de Limburg an der Lahn. Pendant qu'il goûtait aux joies d'un pique-nique et qu'il avait voulu tirer sur des canards qui barbotaient à deux pas dans une mare, voulant s’emparer par la fenêtre ouverte de son Opel de son fusil toujours chargé qui était debout sur un siège en gesticulant dangereusement, son chien l’aurait bousculé et le coup serait parti, une balle l'atteignant ! Des rumeurs non fondées attribueront, elles, cet accident à une vengeance des milieux nazis.

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