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On l'appelait Monty...

 On l'appelait Monty...

Bernard Law MONTGOMERY dit Monty aura été l'une des pointures du débarquement allié de Normandie et il aura quelque temps dirigé les forces terrestres alliées sous le commandement d'EISENHOWER.

Ce Londonien né en 1887 au sein d'une famille de neuf enfants d'un père révérend missionnaire anglican dira que son enfance avait été assez malheureuse. Mais sans doute faut-il y voir là l'influence d'une mère qui ne lui passait rien et qui forgera en lui ce tempérament de lutteur contestataire qu'on lui a connu. Le caractère de MONTGOMERY le rendait, il est vrai, antipathique, ce n'était pas quelqu'un de social mais plutôt quelqu'un qui se délectait dans des conflits qu'il provoquait. Trop marginal pour se soumettre plus jeune aux prêches de l'Evangile édictés par son père, la rudesse de son comportement en fera cependant assez vite un gradé au sein de l'armée qu'il avait rejointe. Sportif accompli, reconnaissons que tout le poussait vers une carrière militaire qu'il terminera au grade de lieutenant au terme de la guerre 1914-18. Devenu lieutenant-colonel après la guerre, son bilan militaire n’a, parmi les Alliés, pas d’équivalent, mais sa postérité n’en n'a pas profité parce que les critiques qui lui étaient faites étaient surprenantes par leur nombre et leur constance. A la fin de la guerre il était devenu le héros de tout un peuple et le symbole vivant du chemin qui avait conduit les forces britanniques à la victoire.

Pendant la Seconde guerre mondiale, il ne parviendra pourtant pas dans un premier temps à s'illustrer à Dunkerque. Il n’échappera pas aux terribles attaques des forces allemandes qui l’obligeront à se replier. Il fera évacuer ses forces et parviendra à relier l’Angleterre le 1er juin 1940. Il devra ensuite attendre 1942 et surtout 1943 où il aura l'occasion d'affronter le maréchal ROMMEL "le renard du désert" qu'il vaincra à El Alamein avant d'aller guerroyer en Sicile et en Italie et d'y repousser les troupes nazies. En janvier 1944, revenu en Grande-Bretagne, il sera chargé de prendre le commandement du 21e groupe d'armées, puis des troupes terrestres de l'opération Overlord (jour J) en Normandie. Malgré quelques couacs à Caen et dans la poche de Falaise, au moment du débarquement, l'extraordinaire entraîneur d'hommes qu'il était, stratège audacieux, échouera par la suite à convaincre EISENHOWER de renoncer à ses plans de progression simultanée alors que lui aurait préféré une attaque massive sur la Ruhr. Signe d'un caractère affirmé, il interdira en mars 1945 à ses troupes de fraterniser avec la population allemande. Depuis la Sicile, sa rivalité avec le général u.s PATTON opposera du reste souvent les deux hommes et elle n'est pas non plus qu'une légende. Après la victoire, il accèdera à la plus haute distinction militaire du Royaume-Uni, devenant maréchal et chef des forces armées.

À soixante-dix-sept ans, le maréchal MONTGOMERY devenu Pair du royaume, ne perdra rien de sa virulence agressive et le vingtième anniversaire du débarquement de Normandie lui donnera l'occasion de régler une fois de plus un vieux compte avec le général EISENHOWER. Lui qui défendait en 1960 le système de la suprématie blanche en Afrique du Sud s'opposera au gouvernement de son pays. Et lors de la sortie de mémoires en 1958, il se mettra beaucoup d'anciens combattants à dos en revenant sur des faits. Il décédera le 24 mars 1976 près d’Alton dans le Hampshire.

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