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Ils ont été kapos à Auschwitz...

Le 27 janvier 1945, après qu'il eut été découvert par l'Armée rouge, a été démantelé un camp, celui d'Auschwitz, où avaient tout de même péri des millions d'êtres humains déportés par les nazis. Il n'y restait plus que ceux qui avaient été incapables de marcher et ceux qui avaient préféré se soustraire au départ : environ 7 000 hommes et femmes. Le 18 janvier précédent en effet, par un froid polaire, l'immense complexe concentrationnaire avait été vidé de ses occupants condamnés à une marche forcée à laquelle beaucoup ne survivront pas. Une vingtaine de civils polonais, hommes et femmes, à l'évidence convoqués par les Russes, arriveront, nettoieront et déblaieront les cadavres. Un véritable carnage les victimes n'ayant pas toutes été incinérées.  

Ce camp avait été aménagé le 30 avril 1940 dans une ancienne caserne de Pologne en vue d'y incarcérer des résistants polonais. Son commandement en avait été confié au nazi Rudolf HOSS, lieutenant-colonel SS de 39 ans qui avait déjà servi au camp de Dachau, près de Munich. C'est lui qui a introduit dans le nouveau camp le système de Kapos inauguré à Dachau, système par lequel les SS arrivaient à maintenir les prisonniers dans la soumission avec un minimum d'effectifs en faisant appel à d'autres prisonniers condamnés pour des délits de droit commun et considérés comme extrêmement violents. Précisons que lors de la mise en route du camp, les premiers prisonniers arrivés à Auschwitz étaient trente Kapos allemands. Ce système de kapos consistait en un instrument clé de domination mis au point par les nazis. On était parti du principe que ces criminels kapos seraient chargés de surveiller les autres prisonniers et de les faire travailler en se livrant au besoin à des brutalités. Mais s'ils ne se montraient pas assez efficaces et donc pas assez brutaux, ils étaient automatiquement déchus de leur statut de kapo et renvoyés avec les autres prisonniers, ce qui signifiait le risque pour eux de voir survenir une mise à mort généralement atroce dans la nuit qui suivait.

« Nous savions, dira un peu plus tard Meyer LEVIN un observateur, car le monde en avait entendu parler. Mais jusqu'à présent aucun d'entre nous n'avait vu. C'est comme si nous avions enfin pénétré à l'intérieur même des replis de ce coeur malfaisant. » Néanmoins, le 27 janvier 1945, la découverte de ce camp d'Auschwitz et de ce qu'il en restait sera effectivement épouvantable. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux survivants de la Shoah en Europe et en Israël seront pris d’un besoin viscéral de vengeance et certains se tourneront vers des « tribunaux d’honneur » improvisés pour que justice soit rendue. Actifs jusqu’en 1950, ces tribunaux autoproclamés prononceront des peines allant de l’interdiction d’exercer une fonction publique au bannissement de la communauté juive. Pour l’historienne Laura JOCKUSCH « ces tribunaux ont jugé des survivants accusés d’avoir agi de manière immorale envers d’autres Juifs et d’avoir prétendument aidé les nazis dans leur génocide ».

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