Formulaire de contact

Nom

E-mail *

Message *

Erwin Jekelius, le tueur de handicapés fiancé de Paula

Né le 5 juin 1905, psychiatre et neurologue autrichien, il aura joué un rôle de premier plan dans le plan T4 qui prévoyait l'euthanasie de gamins handicapés. Il avait obtenu son premier poste à l'hôpital universitaire pour enfants de Vienne dès 1931 avant d'adhérer au NSDAP en 1933. En 1938, il deviendra spécialiste des maladies nerveuses. À partir d'octobre 1940, JEKELIUS deviendra assesseur pour le compte de l'Aktion T4 chargé d'enregistrer les patients et de décider lesquels devaient être gazés dans les centres d'extermination nazis. Le docteur Erwin JEKELIUS, aura joué un rôle clé dans la première phase de l' « euthanasie » à Vienne, et il est représentant du groupe de médecins nazis impliqués, devenus à la fois responsables et complices. De par ses fonctions à différents niveaux, il peut être considéré comme faisant partie du cercle restreint des responsables de l'« euthanasie », car il existait une étroite collaboration entre lui et le quartier général de l'« euthanasie » à Berlin. Il travaillera avec d'autres médecins à une loi sur l'euthanasie pour les malades incurables. Il est avéré que les patients euthanasiés étaient choisis par des experts parmi lesquels figuraient deux Viennois, dont le docteur Erwin JEKELIUS au moyen d’un questionnaire d’évaluation qui décidait de leur sort. Il sera même surnommé par les Viennois de "tueur de masse du Steinhof". Il aurait participé à des travaux aux côtés du psychiatre ASPERGER devenu célèbre pour ses recherches entreprises dans le domaine de l'autisme. Mais c'est surtout sa liaison avec la soeur d'Adolf HITLER, Paula qui le rendra célèbre, Paula qu'il avait voulu épouser sans cependant obtenir l'accord de son frère, ce qui lui vaudra de perdre ses responsabilités hospitalières et d'être incorporé sur le front de l'est dans la Wehrmacht où il occupera des fonctions de médecin militaire. Il semble qu'il avait également voulu répondre à une demande de Paula concernant l'internement de l'une de ses proches au centre d'extermination de Hartheim d'Aloisia VEIT.

Arrêté en 1945 par des soldats de l'Armée rouge, il sera condamné à Moscou à vingt-cinq ans de travaux forcés pour avoir participé à des crimes d'euthanasie mais il mourra en 1952 d'un cancer dans un camp de travail soviétique.

Commentaires

Articles les plus consultés

Iel se faisait appeler Véronika ou Coupe-zizi...

Par qui sommes-nous dirigés ? Un reportage saisissant...

L'affaire Jean-Michel Trogneux... un mensonge d'Etat ?