Formulaire de contact

Nom

E-mail *

Message *

Saint-Loup, l'ancien nazi devenu écrivain à succès inconito

 Saint-Loup, l'ancien nazi devenu écrivain à succès 

Alors qu'il était journaliste avant-guerre sous le nom de Marc OGIER, celui qui deviendra ensuite l'écrivain à succès SAINT-LOUP est finalement revenu sur ses engagements nazis. Il reconnaîtra qu'il était subitement devenu un nazi à part entière en 1937 après la lecture d'un ouvrage d'Alphonse de CHATEAUBRIANT : La gerbe des forces qui avait provoqué en lui le désir d'en savoir plus sur ce courant nazi qui venait de subjuguer l'Allemagne entière. Ce qui lui avait même valu de participer en qualité de correspondant de guerre à des combats, notamment à Smolensk à l'est. il assistera en 1945 à la débâcle nazie avant de partir pour l'Italie se réfugier. Cela avant d'être condamné à mort par contumace le 15 octobre 1948. 

Saint-Loup, l'ancien nazi devenu écrivain à succès

Fils d'une famille bourgeoise, rien au départ ne le poussait à vivre une telle existence. Certes, l'homme avait déjà le goût du risque en lui puisque, parallèlement à ses études de Droit, il avait appris à piloter un avion en se passionnant également pour la moto, et en créant le moto-club de Bordeaux. Ses aptitudes de sportif, d'alpiniste et de casse-cou émérite le verront du reste remarqué par Léo LAGRANGE le sous-Secrétaire d'Etat aux Sports dans le gouvernement du Front Populaire de Léon BLUM et entrer dans son cabinet. Après tout, n'était-il pas un homme de gauche ? C'est cependant son opposition au judéo-christianisme qu'il jugeait responsable de la décadence de notre société qui l'amènera à se passionner pour l'écrit d'un ancien Dreyfusard, Alphonse de CHATEAUBRIANT et, sa lecture achevée, à vouloir découvrir ce qu'était le courant nazi que proposait Adolf HITLER aux Allemands. Dans la ligne de La gerbe des forces que celui-ci avait publié et qui avait conquis le jeune OGIER, de CHATEAUBRIANT dirigera à ses côtés un premier hebdomadaire : La Gerbe (ci-dessus). C'est du reste après un voyage en Allemagne que de CHATEAUBRIANT avait écrit cet ouvrage que dévorera un OGIER qui, naturellement, trouvera sa place dans le courant collaborationniste français mis en place par PETAIN et LAVAL après juin 1940. Parce qu'il avait envie, dira-t-il, de donner une perspective à des jeunes. Il sera dès lors amené à diriger une branche de ceux-ci appartenant à l’Europe Nouvelle. Ses militants diffuseront en France, La Jeune Europe, un journal destiné aux jeunes intellectuels, qui publiera dans ses colonnes toute l’intelligentsia de l’extrême droite européenne. Lancé en douze langues en 1942 elle représentera la concorde continentale d'une SS européenne, les militants trouvant ensuite leur voie, soit à la Milice, soit au sein de la brigade SS Frankreich.

Les nazis avaient d'ailleurs tout prévu en favorisant cette union de la jeunesse européenne contre le nihilisme bolcheviste et, dès 1943, ils avaient autorisé les Français qui le souhaitaient à rejoindre les Waffen SS au sein d'une brigade Frankreich qui comptera jusqu'à 2 500 hommes. Déterminé justement à s'opposer au bolchévisme, la LVF (Légion des Volontaires Français) de Marc OGIER lui permettra de disposer de son propre organe de propagande et de pouvoir mobiliser ses membres : Le Combattant européen, une structure qu'il dirigera lui-même. Parallèlement, il adhèrera au Parti Populaire Français de DORIOT. Les hommes de la Frankreich, de la LVF et des Miliciens seront versés dans la Division Charlemagne de la Waffen-SS en novembre 1944, ce qui représentait néanmoins moins de 8 000 hommes. Le tout premier Français accepté dans la SS sera un certain Jean-Marie BALESTRE qui présidera la Fédération de sport automobile et qui finira par être rattrapé ensuite par son passé sulfureux. Il est vrai qu'avant-guerre il avait été membre du service d’ordre de la Ligue Internationale contre l’Antisémitisme, et que dès l’été 1940, on l'avait trouvé impliqué dans des violences antisémites en compagnie de son ami Robert HERSANT, le futur patron de presse. Dans Devenir, le journal des SS francophones, le futur président de la Fédération Internationale du Sport Automobile (de 1978 à 1991) avait certifié que les SS français étaient à l'époque convaincus qu’HITLER les conduirait au triomphe total, et ils imaginaient aussi que, grâce à eux, la France y aurait sa part. A la tête de son bataillon le sergent OGIER participera à des combats à Smolensk contre des partisans russes mais, blessé, il devra être rapatrié. Dans une lettre adressée à de CHATEAUBRIANT, il avait avoué qu'il aurait été prêt à conclure une alliance avec le diable lui-même pour que le national-socialisme puisse apporter à l'Europe une réalisation du socialisme auquel il était attaché. 

Devenu clandestin après la défaite nazie, il parviendra à publier sous le pseudonyme de M-A de Saint-Loup un roman, Face Nord avec des ventes qui lui permettront de se payer un voyage pour l'Argentine où il vivra quelque temps devenant instructeur dans l'armée du dictateur Juan PERON. Un nouveau roman écrit : La nuit commence au Cap Horn manquera de faire de lui un lauréat du Goncourt, c'est dire si l'homme savait rebondir. Mais son identité ayant été révélée il sera contraint de mettre un terme à son exil et de se livrer à la Justice française en 1953. Le tribunal militaire chargé de le juger le condamnera à deux ans de prison, une peine qui sera aussitôt effacée par l'amnistie. Il aura donc la possibilité de poursuivre sa carrière de journaliste et d'écrivain, livrant plusieurs ouvrages où il sera d'ailleurs question de cet environnement nazi. Il est d'ailleurs reconnu que d'anciens SS comme lui seraient parvenus à reconstruire l'extrême-droite française après 1945.

Marc OGIER est décédé le 16 décembre 1990 et ses livres continuent de se vendre dans des lieux aujourd'hui fréquentés par des responsables politiques comme Eric ZEMMOUR, ce qui ravit des médias de gauche comme LE QUOTIDIEN (ci-dessous) qui ne manque jamais une occasion de jeter de l'huile sur le feu !

Commentaires

Articles les plus consultés

Iel se faisait appeler Véronika ou Coupe-zizi...

Par qui sommes-nous dirigés ? Un reportage saisissant...

L'affaire Jean-Michel Trogneux... un mensonge d'Etat ?