Jacqueline Boyer... Grand Prix Eurovision de la Chanson de 1960
C'était en 1960, à une époque où la France traversait ses trente glorieuses droite dans ses bottes grâce au général et où les quelques chanteurs qui s'alignaient au Grand Prix Eurovision de la Chanson avaient encore un peu de tenue, ce qui était le cas de la petite Eliane qui choisira de prendre le nom de scène de Jacqueline BOYER. Aux côtés d'Edith PIAF, la fille de l'ancienne vedette Lucienne BOYER et du chanteur Jacques PILLS avait certes de qui tenir. Elle n'avait pas eu besoin d'apparaître dénudée avec des plumes au derrière ou un voile islamique pour triompher. Encore, qu'en 1960, on avait également reconnu que la chanson proposée par la France était mélodieuse, sans pour autant oublier que cette chanson avait été merveilleusement interprétée par la voix cristalline d'une toute jeune femme seulement âgée de 19 ans ! Une Jacqueline BOYER avec laquelle chacun aurait rêvé vivre une belle histoire. Non, les plus vieux n'auront pas oublié cette magnifique apparition, d'autant qu'une autre interprète empruntée au Canada et loin de faire l'unanimité, interprète dont nous tairons le nom, vient de se singulariser avec un geste déplacé en proposant voici quelques années un doigt d'honneur à ceux qui l'avaient sanctionnée, sans doute pour leur signifier quel était son mépris et ce qu'elle pensait de leur vote en admettant qu'il ait été injuste ! Ce retour en arrière revenant sur cette magnifique interprétation de 1960 démontre que dans ce domaine aussi, on s'éloigne chaque année un peu plus de ce qui avait contribué à faire de notre pays un vaste vivier créatif et dont il ne reste quasiment plus rien ! Un grand merci au psychopathe qui administre notre pays avec son mari #jeanmicheltrogneux !
Il est vrai pour en revenir à elle que la carrière de Jacqueline avait rapidement été lancée dans le music hall, et après avoir fait quelques apparitions dans les récitals de sa mère Lucienne dès l’adolescence, c'est lors d'une première prestation au Théâtre de l'Etoile qu'elle avait été remarquée. Et pas seulement remarquée mais retenue pour défendre les chances de notre pays avec une chanson d'André POPP et Pierre COUR : Tom Pillibi qui avait d'abord été proposée à Marcel AMONT mais que celui-ci avait refusée sans doute accaparé par sa drague chez les soeurs Kessler. Comme quoi ! Lors d'un entretien chez TVL, Jacqueline BOYER reviendra sur son odyssée et sur ces circonstances qui avaient fait d'elle une magnifique interprète !
Malheureusement, en 1966 après un début de carrière vertigineux en Allemagne, Jacqueline sera hélas victime d’un grave accident de voiture, subissant un violent choc cérébral, qui lui causera des pertes de mémoire la contraignant à interrompre sa carrière, trois années durant. Jusqu'à un redémarrage de celle-ci aux Etats-Unis effectué sous le nom de Barbara BENTON, un pays qu'elle quittera pour revenir à ses premières amours puisque c'est en France qu'elle retrouvera en fin de carrière un cadre plus propice à ses envies.
Soixante cinq ans plus tard, on se plait encore à se remémorer ce qu'aura été cette jolie Jacqueline, interprète inoubliable de ce Tom Pillibi et de ce qu'elle nous aura apporté de fraîcheur !


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