Juillet 1945... Autour du procès du Maréchal Pétain...
Le 9 août 1945 se tenait un procès, l'un de ceux dont on rêverait même aujourd'hui pour condamner d'autres prédateurs qui continuent, eux, d'agir dans l'ombre sans être inquiétés comme la secte macronienne actuellement au pouvoir (scandale du COVID, tueries dans les EHPAD, disparitions d'opposants gênants...)
Ce 9 août-là, on jugeait un homme qui, lui aussi, s'était rendu coupable non seulement de collaboration avec les nazis, mais de crimes contre l'humanité. Des crimes que d'autres commettront sans être poursuivis comme c'est le cas aujourd'hui avec la Macronie. Faut-il rappeler tous les Juifs sacrifiés au cours des multiples rafles, ce Vel d'Hiv de juillet 1942 et les nombreuses tueries organisées par les miliciens du dénommé Joseph DARNAND. C'est moi seul que l'histoire jugera, dira t-il au moment de son procès et, en août 1945, 67% des Français étaient pour une condamnation de PETAIN. Condamnation qu'ils obtiendront puisque le héros de Verdun sera à l'issue de son procès condamné à mort. Salle comble, ambiance surchauffée, il est vrai que l'on avait assisté en août 1945 au procès d'un homme de 89 ans, qui, droit comme un "i" avait claqué ses talons en se présentant à la Cour, visiblement encore assez frais que dépeignait un Frédéric POTTECHER visiblement amusé mais qui, pour son défenseur l'avocat Jacques ISORNI, était absent et qui s'était seulement contenté de lire à l'adresse de ses juges un discours préparé à l'avance. Un discours où toute sa manipulation éclate mais qui n'aura cette fois-ci aucun résultat. Quelle audace, que de mensonges ! Attendait-il qu'on le remercie ?
C'est le peuple français qui, par ses représentants, réunis en Assemblée nationale le 10 juillet 1940, m'a confié le pouvoir. C'est à lui que je suis tenu de rendre des comptes... J'ai passé ma vie au service de la France. Aujourd'hui, âgé de près de 90 ans, jeté en prison, je veux continuer à la servir ! Qu'elle se souvienne ! J'ai mené ses armées à la victoire en 1918... J'ai répondu à tous ses appels ! Le jour le plus tragique de son histoire, c'est encore vers moi qu'elle s'est tournée ! Oui, l'armistice a sauvé la France et contribué à la victoire des Alliés, en assurant une Méditerranée libre et l'intégrité de l'Empire. De ce pouvoir, j'ai usé comme d'un bouclier pour protéger le peuple français... Je suis demeuré à la tête d'un pays sous l'occupation. Chaque jour un poignard sur la gorge, j'ai lutté contre les exigences de l'ennemi... L'occupation m'obligeait à ménager l'ennemi, mais je ne le ménageais que pour vous ménager vous-mêmes, en attendant que le territoire soit libéré. L'occupation m'obligeait aussi, contre mon gré, et contre mon coeur, à tenir des propos, à accomplir certains actes, dont j'ai souffert plus que vous, mais, devant les exigences de l'ennemi, je n'ai rien abandonné d'essentiel à l'existence de la Patrie... J'ai réalisé pourtant des institutions nouvelles ; la Constitution que j'avais reçu mandat de présenter était prête, mais je ne pouvais la promulguer. Malgré d'immenses difficultés, aucun pouvoir n'a, plus que le miens, honoré la famille, et, pour empêcher la lutte des classes, cherché à garantir les conditions de travail à l'usine et à la terre.

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